Comment choisir son comptable quand on est kiné libéral ?

Comptable pour kiné libéral : comment choisir le bon accompagnement en 2026 ?

Choisir son comptable quand on est kiné libéral ne consiste pas seulement à comparer des tarifs. Déclaration 2035, cotisations URSSAF et CARPIMKO, rétrocessions, redevance de collaboration, matériel professionnel ou frais de déplacement : votre comptabilité doit tenir compte des particularités de votre activité. Le bon accompagnement dépend aussi de votre situation. Un kiné remplaçant qui débute n’a pas les mêmes besoins qu’un titulaire de cabinet, un collaborateur, un associé de SCM ou un professionnel qui exerce en société. Un comptable spécialisé peut vous aider à sécuriser vos déclarations, à anticiper vos charges et à mieux comprendre ce qu’il vous reste réellement après les dépenses professionnelles, les cotisations sociales et l’impôt. ➡️ Voici les critères à examiner pour choisir une solution comptable adaptée à votre activité de masseur-kinésithérapeute libéral.

En résumé

  • Un kiné libéral n’est pas obligé de faire appel à un comptable, mais cet accompagnement sécurise ses déclarations et lui fait gagner du temps.
  • Le choix entre micro-BNC et déclaration contrôlée dépend du niveau de recettes et du montant réel des dépenses professionnelles.
  • Un comptable spécialisé doit maîtriser la déclaration 2035, les cotisations URSSAF et CARPIMKO, les rétrocessions, les redevances et les SCM. Le kinésithérapeute doit ajuster un paramètre à la fois, mesurer la réponse du patient et vérifier la tolérance à 24 heures pour trouver une dose réellement productive.
  • Il doit aussi aider le kiné à anticiper ses charges, évaluer ses investissements et connaître son revenu réellement disponible.
  • Avant de signer, il faut comparer le coût annuel, les prestations incluses, la disponibilité du conseiller et son expérience auprès des professionnels de santé.

Les obligations comptables du kiné libéral

Les revenus d’un masseur-kinésithérapeute exerçant en entreprise individuelle relèvent généralement des bénéfices non commerciaux, ou BNC. Vos obligations dépendent principalement de votre régime fiscal :

  • le micro-BNC ;
  • la déclaration contrôlée.

Ces règles peuvent être différentes lorsque vous exercez au sein d’une société, notamment une SEL soumise à l’impôt sur les sociétés.

Le régime micro-BNC

En 2026, le régime micro-BNC peut s’appliquer lorsque vos recettes hors taxes réalisées en 2025 ou en 2024 n’ont pas dépassé 83 600 €. Lorsque ce seuil est dépassé pendant deux années consécutives, la déclaration contrôlée s’applique à compter de l’année suivante.

Sous le régime micro-BNC, vous déclarez le montant brut de vos recettes encaissées. L’administration fiscale applique ensuite un abattement forfaitaire de 34 %, avec un minimum de 305 €, pour déterminer votre bénéfice imposable.

Cet abattement est censé couvrir l’ensemble de vos dépenses professionnelles. Vous ne pouvez donc pas déduire séparément :

Vous devez néanmoins tenir un livre de vos recettes encaissées et conserver les documents permettant de justifier les montants déclarés.

Le micro-BNC convient principalement aux kinés qui ont peu de dépenses professionnelles. Il peut notamment être adapté à certains remplaçants ou aux professionnels qui démarrent leur activité.

Il n’est cependant pas automatiquement plus avantageux dès lors que vous restez sous le plafond.

Un exemple concret

Avec 70 000 € de recettes, l’abattement de 34 % représente 23 800 €.

Si vos dépenses professionnelles réellement déductibles dépassent cette somme, la déclaration contrôlée peut être plus intéressante. Une simulation personnalisée reste nécessaire avant de changer de régime.

💡 Être éligible au micro-BNC ne vous oblige pas à le conserver. Vous pouvez choisir la déclaration contrôlée afin de déduire vos dépenses réelles. L’option résulte notamment du dépôt d’une déclaration 2035 et se renouvelle tacitement tant que vous restez éligible au micro-BNC.

La déclaration contrôlée

La déclaration contrôlée s’applique lorsque vous ne remplissez plus les conditions du micro-BNC. Vous pouvez également la choisir volontairement.

Votre bénéfice imposable correspond alors, de manière simplifiée, à la différence entre vos recettes professionnelles et les dépenses admises en déduction.

Vous devez notamment :

  • tenir un livre-journal de vos recettes et dépenses ;
  • suivre vos immobilisations et leurs amortissements ;
  • conserver vos factures et justificatifs ;
  • établir une déclaration professionnelle 2035 et ses annexes ;
  • reporter votre résultat sur votre déclaration 2042-C-PRO.

La déclaration 2035 concerne les professionnels qui perçoivent des revenus non commerciaux et relèvent du régime de la déclaration contrôlée.

Les dépenses professionnelles d’un kiné peuvent notamment comprendre :

  • le loyer du cabinet ;
  • les redevances de collaboration ;
  • les charges de SCM ;
  • les cotisations sociales obligatoires ;
  • les assurances professionnelles ;
  • les logiciels ;
  • le matériel de rééducation ;
  • les formations ;
  • les honoraires comptables ;
  • les frais de déplacement professionnels.

Toutes les dépenses ne sont pas automatiquement déductibles. Elles doivent être engagées dans l’intérêt de l’activité, être justifiées et respecter les règles propres à leur catégorie.

Certains achats doivent également être inscrits en immobilisation puis amortis sur plusieurs années, au lieu d’être déduits intégralement l’année de leur acquisition.

Micro-BNC ou déclaration contrôlée : les principales différences

CritèreMicro-BNCDéclaration contrôlée
Calcul du bénéfice imposableRecettes diminuées d’un abattement de 34 %Recettes diminuées des dépenses réellement déductibles
Déduction des dépenses réellesNonOui
Déclaration 2035NonOui
Suivi des immobilisationsNon pour déterminer le bénéfice imposableOui
Temps de gestionLimitéPlus important
Profil généralement concernéActivité simple avec peu de chargesCabinet, investissements ou dépenses importantes

Le choix ne doit pas reposer uniquement sur votre chiffre d’affaires. Il faut comparer l’abattement forfaitaire avec le montant de vos dépenses réellement déductibles.

Un comptable n’est pas obligatoire pour un kiné libéral

Vous pouvez tenir vous-même votre comptabilité et réaliser vos déclarations fiscales. Le recours à un expert-comptable n’est donc pas une obligation générale.

En revanche, lorsque vous décidez de confier votre comptabilité à un prestataire extérieur, celui-ci doit être habilité à exercer la profession et être inscrit au tableau de l’Ordre des experts-comptables.

Une gestion autonome peut convenir lorsque :

  • votre activité reste simple ;
  • vous relevez du micro-BNC ;
  • vous avez peu de dépenses ;
  • vous êtes à l’aise avec les démarches administratives ;
  • vous pouvez effectuer une veille fiscale et sociale régulière.

L’accompagnement d’un professionnel devient particulièrement pertinent lorsque vous êtes :

  • en déclaration contrôlée ;
  • collaborateur libéral ;
  • titulaire d’un cabinet ;
  • associé d’une SCM ;
  • propriétaire de vos locaux ;
  • employeur ;
  • associé d’une SEL ;
  • concerné par plusieurs activités ;
  • sur le point d’investir ou de vous associer.

La vraie question n’est donc pas seulement : « Puis-je faire ma comptabilité seul ? »

Vous devez aussi vous demander si vous avez le temps et les connaissances nécessaires pour contrôler les écritures, anticiper les échéances et interpréter correctement vos résultats.

Les différentes solutions pour gérer sa comptabilité

Tous les kinés n’ont pas besoin du même niveau d’accompagnement.

SolutionConseil personnaliséTemps demandé au kinéPoint de vigilance
Expert-comptable spécialisé en santéÉlevéFaible à modéréVérifier les prestations incluses
Expert-comptable généralisteÉlevéFaible à modéréContrôler son expérience des BNC
Service comptable spécialiséVariableFaible à modéréIdentifier le professionnel responsable
Logiciel de comptabilitéLimitéModéréVérifier les classements automatiques
Gestion entièrement autonomeAucun regard extérieurÉlevéAssurer seul la veille et les contrôles

L’expert-comptable spécialisé dans les professions de santé

Il connaît généralement les principales problématiques des kinés libéraux :

  • les BNC ;
  • la déclaration 2035 ;
  • le régime PAMC ;
  • les cotisations URSSAF et CARPIMKO ;
  • les rétrocessions ;
  • les redevances de collaboration ;
  • les charges de SCM ;
  • les investissements professionnels.

Cette connaissance lui permet de comprendre plus rapidement votre activité et de vous proposer des indicateurs adaptés.

La spécialisation ne suffit toutefois pas. Vous devez également vérifier sa disponibilité, sa pédagogie et sa capacité à vous accompagner au cours de l’année.

L’expert-comptable généraliste

Un cabinet généraliste peut parfaitement accompagner un kiné s’il possède une expérience suffisante des professions libérales et des BNC.

Cette solution peut être pertinente lorsque vous avez également :

  • des salariés ;
  • plusieurs structures ;
  • une société ;
  • des locaux professionnels ;
  • des revenus relevant de régimes différents.

Demandez-lui combien de professionnels de santé ou de kinés libéraux il accompagne déjà.

Le logiciel de comptabilité

Un logiciel peut simplifier certaines tâches :

  • synchronisation bancaire ;
  • classement des dépenses ;
  • centralisation des justificatifs ;
  • rapprochement des opérations ;
  • suivi de la trésorerie ;
  • préparation de certaines informations déclaratives.

L’automatisation ne remplace cependant pas l’analyse.

Une opération classée automatiquement dans la mauvaise catégorie reste une erreur. Le logiciel ne connaît pas toujours l’usage réel d’un achat, la part professionnelle d’une dépense ou les particularités de votre contrat de collaboration.

Un expert à vos côtés pour sécuriser votre comptabilité et vos revenus

Gagnez du temps sur votre compta, suivez vos revenus avec plus de précision et gardez une vision claire de votre activité grâce à un service pensé pour les kinés libéraux.

Être accompagné par un expert sur ma comptabilité

La gestion autonome

Faire seul sa comptabilité limite les honoraires, mais demande du temps, de la rigueur et une veille régulière.

Cette solution devient plus risquée lorsque votre activité comprend :

  • des immobilisations ;
  • des dépenses mixtes ;
  • une SCM ;
  • des revenus complémentaires ;
  • un changement de régime ;
  • une association ;
  • une société.

Horizon Compta Expert : un accompagnement pensé pour les kinés libéraux

Horizon Compta Expert propose un service comptable spécialisé dans les professions de santé libérales, avec un accompagnement dédié aux masseurs-kinésithérapeutes.

L’objectif consiste à centraliser la gestion comptable et fiscale tout en donnant au kiné une vision plus claire de son activité.

Selon les prestations prévues dans l’offre et la lettre de mission, l’accompagnement peut notamment porter sur :

  • la tenue et le suivi de la comptabilité ;
  • la préparation des déclarations 2035 et 2042 ;
  • le suivi des obligations fiscales ;
  • l’anticipation des cotisations URSSAF et CARPIMKO ;
  • la réalisation de prévisionnels ;
  • l’analyse des investissements ;
  • la centralisation des justificatifs ;
  • des rendez-vous consacrés à la fiscalité et au pilotage de l’activité ;
  • un accompagnement lors de l’installation.

Cette spécialisation permet de tenir compte des situations propres aux kinés :

  • remplacements dans plusieurs cabinets ;
  • rétrocessions d’honoraires ;
  • redevances de collaboration ;
  • frais de déplacement à domicile ;
  • matériel de rééducation ;
  • fonctionnement d’une SCM ;
  • installation ou rachat de patientèle.

L’accompagnement ne doit pas se limiter à produire une déclaration fiscale une fois par an. Il doit vous aider à répondre à des questions concrètes :

  • Combien devez-vous mettre de côté pour vos cotisations ?
  • Quel revenu reste réellement disponible ?
  • Votre régime fiscal reste-t-il adapté ?
  • Pouvez-vous financer un nouvel appareil ?
  • Combien coûte réellement votre cabinet ?
  • Comment préparer votre installation ou votre association ?

Les bénéfices recherchés

Pour le kiné, l’intérêt d’un service comme Horizon Compta Expert repose principalement sur quatre résultats :

  1. Gagner du temps en limitant les saisies et les échanges dispersés.
  2. Sécuriser ses obligations grâce au suivi d’un professionnel de la comptabilité.
  3. Anticiper ses charges afin d’éviter les mauvaises surprises de trésorerie.
  4. Piloter son activité avec une meilleure compréhension de ses revenus et de ses dépenses.

Avant de vous engager, la lettre de mission doit préciser le périmètre exact des prestations, les tâches qui restent à votre charge et les éventuels services complémentaires.

L’importance d’un comptable qui connaît les kinés

Un comptable spécialisé ne doit pas seulement savoir remplir une déclaration 2035. Il doit comprendre votre manière d’exercer.

Les rétrocessions du kiné remplaçant

Le remplaçant perçoit généralement une rétrocession d’honoraires versée par le titulaire.

Il doit suivre les sommes réellement encaissées, conserver ses justificatifs et déclarer ses recettes selon son régime fiscal.

Son chiffre d’affaires ne correspond pas nécessairement à la totalité des honoraires facturés aux patients par le cabinet titulaire.

La redevance du collaborateur

Le collaborateur libéral verse généralement une redevance au titulaire en contrepartie de la mise à disposition de moyens professionnels.

Cette redevance peut notamment couvrir :

  • les locaux ;
  • le matériel ;
  • le secrétariat ;
  • les logiciels ;
  • le ménage ;
  • les consommables.

Le comptable doit comprendre le contrat pour enregistrer correctement la dépense et éviter de comptabiliser deux fois certains frais.

Les dépenses communes en SCM

Une société civile de moyens permet à plusieurs professionnels de partager des dépenses sans mettre en commun leurs honoraires.

La comptabilité doit clairement distinguer :

  • les dépenses de la SCM ;
  • les appels de fonds ;
  • les dépenses personnelles de chaque associé ;
  • les remboursements et régularisations.

Les déplacements professionnels

Les soins à domicile peuvent représenter une part importante de l’activité d’un kiné.

Le traitement des frais de véhicule dépend notamment :

  • du mode de détention du véhicule ;
  • de son usage professionnel et personnel ;
  • de la méthode de déduction retenue ;
  • de la justification des déplacements.

Le choix ne doit pas être fait uniquement en fonction de la solution qui semble produire la déduction la plus élevée.

Le matériel professionnel

Une table, un appareil de rééducation ou un équipement coûteux ne se traite pas toujours comme une simple dépense de l’année.

Le comptable doit déterminer si le bien doit être immobilisé et amorti, puis analyser son effet sur :

  • le résultat ;
  • la trésorerie ;
  • les mensualités ;
  • la rentabilité du cabinet.

Les cotisations URSSAF et CARPIMKO en 2026

Les masseurs-kinésithérapeutes conventionnés relèvent du régime des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés, ou PAMC.

En 2026, la réforme de l’assiette sociale des travailleurs indépendants est entrée en application après la déclaration des revenus 2025. Elle s’accompagne d’une évolution des barèmes de cotisations.

Cette évolution renforce l’intérêt d’un suivi régulier. Votre comptable doit pouvoir vous aider à :

  • comprendre la base utilisée ;
  • estimer les appels à venir ;
  • suivre les régularisations ;
  • réserver une trésorerie suffisante ;
  • actualiser les estimations lorsque votre revenu évolue.

Les montants exacts dépendent de votre revenu, de votre conventionnement, de votre situation et des règles propres à chaque cotisation. Les simulateurs de l’URSSAF et de la CARPIMKO fournissent des estimations, mais celles-ci ne remplacent pas les appels officiels.

La TVA sur les activités du kiné

Les soins dispensés aux personnes par un masseur-kinésithérapeute bénéficient en principe d’une exonération de TVA lorsqu’ils s’inscrivent dans le cadre de l’exercice de sa profession réglementée.

Cette exonération ne doit pas être appliquée automatiquement à toutes les recettes du professionnel.

Une analyse spécifique peut être nécessaire pour :

  • certaines prestations de bien-être ;
  • les formations ;
  • les interventions en entreprise ;
  • la vente de produits ;
  • les activités exercées hors du cadre réglementé de la profession.

Le développement d’une activité complémentaire constitue donc un bon moment pour consulter son comptable.

Le prix d’un comptable pour un kiné libéral

Les honoraires des experts-comptables ne sont pas réglementés par un tarif national. Ils dépendent de la mission confiée, du volume de travail, de la complexité du dossier et du niveau d’accompagnement.

Il n’existe donc pas de prix officiel propre aux kinés libéraux.

L’expert-comptable doit établir une lettre de mission qui précise les travaux réalisés et le montant des honoraires.

Les éléments qui influencent le tarif

Le prix peut notamment varier selon :

  • votre régime fiscal ;
  • le nombre d’opérations ;
  • le niveau de saisie demandé ;
  • la présence d’une SCM ;
  • l’exercice en société ;
  • le nombre de déclarations ;
  • l’existence de salariés ;
  • le nombre de rendez-vous ;
  • les missions de conseil ;
  • la reprise d’un ancien dossier.

Les prestations à vérifier

PrestationPoint à contrôler
Tenue ou révision de la comptabilitéQuelle part reste à votre charge ?
Déclaration 2035Est-elle incluse dans le forfait ?
Déclaration 2042-C-PROLe cabinet vous accompagne-t-il ?
Immobilisations et amortissementsLe suivi est-il compris ?
URSSAF et CARPIMKODes estimations sont-elles réalisées ?
Rendez-vous de conseilCombien sont inclus chaque année ?
PrévisionnelEst-il compris ou facturé séparément ?
AttestationsSont-elles incluses ?
Comptabilité de la SCMFait-elle l’objet d’un forfait distinct ?
Assistance en cas de contrôleQuel est le périmètre exact ?
Reprise ou clôture du dossierDes frais supplémentaires sont-ils prévus ?

💡 Ne comparez pas seulement le prix mensuel. Comparez le coût annuel total, les prestations incluses et le temps de travail qui restera à votre charge.

Le bon accompagnement selon votre situation

Kiné remplaçant

Une solution simple peut suffire lorsque vous effectuez quelques remplacements et supportez peu de dépenses.

Un accompagnement devient utile lorsque :

  • vous remplacez dans plusieurs cabinets ;
  • vos recettes augmentent ;
  • vous avez beaucoup de déplacements ;
  • vous approchez du plafond du micro-BNC ;
  • vous préparez votre installation.

Kiné collaborateur

Si vous êtes kiné collaborateur, le comptable doit analyser votre redevance, votre contrat et les dépenses que vous supportez directement.

Il doit aussi vous aider à évaluer le coût réel de la collaboration et votre revenu disponible après charges.

Kiné titulaire

Le kiné titulaire doit généralement suivre davantage de dépenses :

  • loyer ;
  • matériel ;
  • logiciels ;
  • assurances ;
  • entretien ;
  • personnel ;
  • investissements ;
  • rétrocessions versées aux remplaçants.

Un tableau de bord régulier devient alors particulièrement utile.

Kiné associé en SCM

Vous devez suivre votre activité personnelle ainsi que les flux avec la SCM.

Vérifiez que la mission comptable couvre bien les deux structures ou identifie clairement les tâches réalisées pour chacune.

Kiné exerçant en société

L’exercice en SEL entraîne des obligations comptables, fiscales et juridiques différentes de celles de l’entreprise individuelle.

Le passage en société doit reposer sur une comparaison chiffrée. Une structure plus complexe n’est pas automatiquement plus avantageuse.

Les moments clés pour consulter un comptable

Le meilleur moment n’est pas forcément la veille de la déclaration fiscale.

Un accompagnement peut apporter davantage de valeur :

  • avant l’installation ;
  • avant de choisir son régime fiscal ;
  • avant de signer une collaboration ;
  • avant d’acheter une patientèle ;
  • avant un investissement important ;
  • avant d’entrer dans une SCM ;
  • avant de recruter ;
  • avant de passer en société ;
  • avant de lancer une activité complémentaire.

Avant un investissement

Pour un appareil de 15 000 €, une analyse sérieuse ne doit pas se limiter à vérifier si la dépense est déductible.

Elle doit prendre en compte :

  • le besoin réel ;
  • le financement ;
  • les mensualités ;
  • l’amortissement ;
  • les frais d’entretien ;
  • l’effet sur la trésorerie ;
  • les recettes supplémentaires attendues ;
  • la rentabilité du projet.

Une économie fiscale ne rend pas automatiquement un achat rentable.

Avant une installation

Le prévisionnel doit vérifier que vos recettes pourront couvrir :

  • les dépenses du cabinet ;
  • les cotisations sociales ;
  • le financement de la patientèle ou du matériel ;
  • les impôts ;
  • votre revenu personnel ;
  • une réserve de trésorerie.

Les prévisions doivent rester prudentes. Aucun historique de cabinet ne garantit un niveau précis de recettes futures.

Les questions à poser avant de signer

Posez les mêmes questions à plusieurs professionnels afin de comparer leurs réponses :

  1. Combien de kinés libéraux accompagnez-vous ?
  2. Travaillez-vous avec des remplaçants, des collaborateurs et des SCM ?
  3. La déclaration 2035 est-elle incluse ?
  4. Quel accompagnement proposez-vous pour la 2042-C-PRO ?
  5. Analysez-vous les cotisations URSSAF et CARPIMKO ?
  6. Réalisez-vous des estimations de charges pendant l’année ?
  7. Qui sera mon interlocuteur au quotidien ?
  8. Combien de rendez-vous sont compris ?
  9. Quels services sont facturés en supplément ?
  10. M’accompagnez-vous lors d’une installation ou d’un investissement ?
  11. Quelle assistance proposez-vous en cas de contrôle ?
  12. Comment puis-je récupérer mes données si je quitte le cabinet ?

Vous pouvez également tester la qualité du conseil avec un cas concret :

« Je souhaite investir 15 000 € dans un nouvel appareil. Quels éléments allez-vous analyser avant de me conseiller ? »

Une réponse complète doit aborder la trésorerie, le financement, l’amortissement, l’usage professionnel et la rentabilité.

Les signaux d’alerte

Soyez prudent lorsque le cabinet ou le prestataire :

  • ne vous pose aucune question sur votre activité ;
  • ne distingue pas chiffre d’affaires, bénéfice et trésorerie ;
  • ne connaît pas la CARPIMKO ou le régime PAMC ;
  • promet une économie fiscale garantie ;
  • garantit l’absence de contrôle ou de redressement ;
  • reste vague sur les prestations incluses ;
  • ne fournit pas de lettre de mission ;
  • recommande immédiatement une société sans étude chiffrée ;
  • ne vous indique pas qui suivra réellement votre dossier.

La profession d’expert-comptable est réglementée. Vous pouvez vérifier l’inscription du professionnel dans l’annuaire officiel de l’Ordre des experts-comptables.

L’accompagnement en cas de contrôle fiscal

Un expert-comptable peut vous accompagner en cas de contrôle si cette intervention est prévue dans sa lettre de mission ou fait l’objet d’une prestation complémentaire.

Il peut notamment :

  • préparer les documents demandés ;
  • vérifier la cohérence des écritures ;
  • organiser les justificatifs ;
  • expliquer les traitements comptables ;
  • vous aider à préparer les réponses ;
  • analyser une proposition de rectification.

Les vérifications peuvent notamment porter sur :

  • les recettes déclarées ;
  • les rétrocessions ;
  • les redevances ;
  • les frais de véhicule ;
  • les dépenses mixtes ;
  • les amortissements ;
  • les activités complémentaires.

Un expert-comptable ne peut pas empêcher l’administration de réaliser un contrôle ni garantir son issue. Il peut en revanche réduire le risque d’erreur et vous éviter de gérer seul des demandes techniques.

Vous souhaitez faire le point sur votre comptabilité ou votre installation ? Découvrez l’accompagnement Horizon Compta Expert et échangez avec un conseiller spécialisé dans les professions de santé.

Sources officielles principales

  • Direction générale des Finances publiques : régime micro-BNC, déclaration contrôlée et formulaire 2035.
  • Entreprendre.Service-Public.fr : seuils 2026 et obligations comptables.
  • URSSAF : régime PAMC et réforme 2026 de l’assiette sociale.
  • CARPIMKO : cotisations et assiette sociale des auxiliaires médicaux.
  • BOFiP : exonération de TVA applicable aux soins des masseurs-kinésithérapeutes.
  • Ordre des experts-comptables : missions, annuaire et lettre de mission.

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