Arrêt de travail kiné libéral : les aides financières
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Arrêt de travail kiné libéral : quelles aides financières en cas de maladie et grossesse ?

Comme tout professionnel de santé, en tant que kiné, vous pouvez être confronté à un arrêt de travail kiné en raison d’un problème de santé ou d’une grossesse. Que faire dans ces cas là ? Quelles indemnités journalières pouvez-vous percevoir en tant professionnel de santé libéral ? Comment avoir un complément de revenu ? Quelles aides existent-ils en cas d’arrêt de travail pour grossesse ? Dans cet article, on répond à toutes vos questions sur le sujet !

Arrêt de travail kiné pour maladie 🤒

Les kinésithérapeutes libéraux font face à une situation complexe lorsqu’ils nécessitent un arrêt de travail. En tant que professionnels de santé, ils doivent fournir une attestation médicale pour justifier leur incapacité totale temporaire.

Les kinésithérapeutes libéraux bénéficient de plusieurs types d’aides en cas d’arrêt de travail :

Des indemnités journalières versées par la Sécurité sociale

Les médecins et les masseurs-kinésithérapeutes peuvent accorder une majoration d’indemnités journalières, en fonction des prescriptions médicales.

La Sécurité sociale verse des indemnités journalières pour compenser la perte de revenus pendant l’arrêt de travail kiné. La moyenne des revenus pris en compte est plafonnée à 3 fois le montant du plafond annuel de la sécurité sociale (PASS) en vigueur au jour du constat médical de l’incapacité de travail, soit 3 x 43 992 € bruts (au 1er janvier 2022). Même si votre revenu d’activité annuel moyen est supérieur à ce plafond, votre indemnité journalière ne pourra pas excéder le montant maximum de 180,79 € bruts fixé au 1er janvier 2023.

À savoir que pendant les 3 premiers jours de votre arrêt de travail kiné, aucune indemnité journalière n’est versée ; c’est ce que l’on appelle le délai de carence. Il s’applique au début de chaque arrêt de travail. Après ces jours de carence, la durée de versement de l’indemnité journalière des kinésithérapeutes et professionnels libéraux est de 87 jours consécutifs pour une même incapacité de travail soit au total 90 jours d’arrêt.

Des indemnités journalières versées par la CARPIMKO

Si votre arrêt de travail dépasse 90 jours, alors c’est la CARPIMKO (Caisse autonome de retraite et de prévoyance des Masseurs-Kinésithérapeute) qui prendra le relai pour vous verser des indemnités journalières. Le montant de l’indemnité journalière est de 60.26 € / jour en 2023.

Plusieurs majorations peuvent s’appliquer :

  • 10,08 €/jour pour conjoint à charge ;
  • 16,63 €/jour pour descendant ou enfant à charge ;
  • 20,16 €/jour pour tierce personne.

Enfin, en cas de reprise d’une activité partielle, l’indemnité journalière est de 27,72 €/jour.

Un complément de revenu versé par la prévoyance

En tant que kinésithérapeutes libéraux vous avez la possibilité de souscrire à une assurance prévoyance qui permet de bénéficier d’un complément de revenu en cas d’arrêt de travail prolongé. Ce complément est souvent calculé en pourcentage du revenu habituel et peut vous aider à maintenir un niveau de vie satisfaisant pendant cette période.

Arrêt de travail kiné pour grossesse 🤰

Lorsque vous attendez un enfant, vous pouvez bénéficier de certaines aides spécifiques pour vous accompagner pendant cette période :

Avec la CPAM

En tant que kiné vous êtes affiliée au régime d’assurance maladie des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés (PAMC). Vous avez donc le droit (sous certaines conditions) à une allocation forfaitaire de repos maternel et des indemnités journalières.

Quelles conditions pour la prise en charge du congé maternité kiné ?

Pour pouvoir bénéficier de la prise en charge d’un congé maternité, il faut :

  • Justifier de 10 mois d’affiliation à la date prévue de votre accouchement
  • Cesser toute activité professionnelle pendant la période de perception et ce, au moins pendant 8 semaines dont 6 après l’accouchement.

Le congé maternité comprend un congé prénatal et un congé postnatal. Sa durée légale varie selon le nombre d’enfants attendu et le nombre d’enfants déjà eus.

En tant que kinésithérapeutes, vous avez la possibilité de choisir de prendre un congé maternité plus court que la durée maximale légale prévue. Mais attention, pour percevoir ces indemnités journalières il faut avoir cesser toutes activité professionnelle pendant au moins 8 semaines dont 6 après l’accouchement.

Pendant ce congé, les kinésithérapeutes peuvent bénéficier d’indemnités journalières de la Sécurité sociale pour compenser la perte de revenus. Ces indemnités journalières s’élevaient à 60,26 € par jour en 2023 pendant 16 semaines maximum, auxquelles il faut déduire 6,2% de CSG, 0,5% de CRDS.

N’oubliez pas de vous renseigner auprès de votre prévoyance et de votre mutuelle (ainsi que celle de votre conjoint !) car certains contrats prévoient une prime de naissance ce qui permet un petit coup de pouce.

Avec la CARPIMKO

La Carpimko offre 100 points retraite supplémentaires 🚀. Pour en bénéficier, vous devez leur écrire un courrier en AR avec une copie de l’acte de naissance et/ou livret de famille dès la naissance de votre enfant.

Les indemnités en cas de maladie ou de grossesse pathologique

Le métier de kinésithérapeute n’est pas de tout repos, et s’il faut vous mettre en arrêt de travail pour maladie ou pour une grossesse pathologique, vous ne percevez aucune indemnité de la part de l’Assurance Maladie. Donc le moindre arrêt d’activité libérale occasionne une perte de revenus importante. La CARPIMKO vous versera une indemnité journalière à partir du 91ème jour d’arrêt à hauteur de 55.44 € + 9,96 € pour le conjoint et par enfant.

Au bout du 365ème jour d’arrêt et si l’invalidité permanente est avérée, vous pouvez toucher une rente d’invalidité versée par la CARPIMKO. Attention, il va de soi que vous continuez à payer vos frais fixes (cotisations sociales, loyers, assurances, impôts…) même pendant les 3 premiers mois !

Les aides en cas de congés parentaux

Il y en a plusieurs : l’allocation forfaitaire de repos maternel, l’indemnité journalière forfaitaire et la prime à la naissance. Il existe des aides pour les mères et bien sûr, aussi, pour les pères !

Dans les deux cas, en cas d’arrêt de travail, vous devrez trouver un remplaçant pour la continuité des soins ! Pour en savoir plus sur ce sujet, découvrez notre article : Remplacement kiné libéral : comment trouver le bon remplaçant pour son cabinet ?

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