Physiothérapie et kinésithérapie : quelle différence ?
2 mai 2024 - Installation en libéral
La kinésithérapie est une profession animée par la passion de soigner et la volonté de transmettre. Aujourd’hui, nombreux sont les kinésithérapeutes qui aspirent à diversifier leur parcours professionnel en cumulant une carrière d’enseignant kiné. Si vous êtes l’un d’entre eux, cet article est fait pour vous !
Le réflexe le plus fréquent consiste à penser qu’“enseigner en IFMK” correspond à une seule voie. En réalité, ce n’est pas le cas. En 2026, il existe plusieurs façons d’enseigner, avec des niveaux d’exigence très différents selon que vous intervenez ponctuellement, que vous rejoignez une équipe pédagogique de façon plus stable, ou que vous visez une carrière universitaire d’enseignant-chercheur.
C’est précisément là que beaucoup d’articles créent de la confusion : ils mélangent les règles des IFMK avec celles de l’université. Or, ce n’est pas la même chose. Un IFMK peut recruter des professionnels de santé expérimentés pour des enseignements, des travaux dirigés, des suivis pédagogiques ou des interventions spécialisées, sans que cela signifie automatiquement un recrutement sur un poste universitaire de maître de conférences.
Autrement dit, oui, un kiné peut enseigner en IFMK sans passer par la voie universitaire classique, mais non, cela ne vaut pas pour tous les postes. Tout dépend du cadre du recrutement, de l’organisme gestionnaire de l’IFMK, et du niveau de responsabilité pédagogique visé.
Avant de candidater, il faut d’abord savoir quel type d’enseignement vous recherchez. C’est ce point qui détermine les attentes de l’IFMK (profil, diplôme, expérience, dossier…).
C’est souvent la voie la plus simple pour commencer. Vous intervenez sur un sujet que vous maîtrisez (sport, neuro, périnatalité, respiratoire, domicile, etc.) pour quelques heures, un TD ou un atelier. L’IFMK recherche surtout :
Le recrutement se fait le plus souvent directement par l’IFMK, sur dossier + entretien.
Ici, l’engagement est plus important : cours réguliers, suivi des étudiants, évaluations, parfois coordination de modules. Selon les postes, l’IFMK peut demander :
En 2026, le diplôme de cadre peut être demandé pour certaines fonctions, mais il n’est pas systématiquement obligatoire pour enseigner.
C’est une voie différente, plus académique, liée à l’université (recherche, publications, souvent doctorat). C’est dans ce cadre que la qualification CNU peut être nécessaire, et non pour tous les postes d’enseignement en IFMK.
💡 À retenir : si vous voulez enseigner en IFMK comme clinicien formateur, la qualification CNU n’est pas automatiquement requise. Elle concerne surtout les postes universitaires.
Pour commencer, il est essentiel d’identifier les IFMK (Institut de formation en masso-kinésithérapie), cette recherche peut se faire via des sites web institutionnels ou des associations professionnelles. En parallèle, restez attentif aux offres d’emploi publiées sur ces mêmes sites, dans les bulletins professionnels, ou sur des plateformes dédiées à l’emploi dans l’enseignement supérieur. En 2026, il est utile de garder en tête que les IFMK s’inscrivent dans un cadre de formation actualisé (arrêté du 2 septembre 2015 relatif au diplôme d’État de masseur-kinésithérapeute, modifié notamment en décembre 2025).
Pour enseigner en IFMK, l’inscription sur une liste de qualification auprès du Conseil national des universités (CNU) n’est pas systématiquement requise. Cette étape concerne surtout les candidatures aux corps universitaires de maîtres de conférences et de professeurs des universités (hors cas particuliers), dans le cadre d’une carrière d’enseignant-chercheur.
Autrement dit, si vous visez un poste de formateur/enseignant en IFMK (hors corps universitaires), cette qualification n’est en principe pas l’étape centrale. En revanche, si vous souhaitez enseigner à l’université sur un poste d’enseignant-chercheur, il faudra effectivement constituer un dossier de qualification (expériences d’enseignement, recherche, publications, responsabilités académiques, etc.) selon la procédure Galaxie/Odyssée.
Une fois les opportunités identifiées, la préparation d’un dossier de candidature est une étape clé. Ce dossier doit inclure un CV détaillé, une lettre de motivation, des copies de diplômes et certifications, ainsi que des documents attestant de l’expérience professionnelle et des compétences pédagogiques du candidat.
Il est également conseillé de prendre contact directement avec les IFMK pour s’informer des procédures spécifiques de candidature, souvent réalisables par email ou via des plateformes en ligne. En pratique, selon le poste visé (intervenant ponctuel, vacataire, formateur plus régulier), les attentes peuvent varier : expertise clinique, expérience pédagogique, diplôme complémentaire (master, cadre de santé, etc.) selon les missions.
Le processus de sélection peut inclure des entretiens, au cours desquels le candidat discutera de son expérience, de son approche pédagogique et de sa motivation à enseigner. Le recruteur peut aussi demander une démonstration des compétences d’enseignement, comme une présentation ou un cours d’essai.
Selon les IFMK et la nature du poste, le processus peut être plus ou moins formalisé (intervention ponctuelle, vacation, poste contractuel, etc.).
Dès qu’un établissement vous retient pour un poste d’enseignant kiné, vérifiez votre statut de rémunération (salarié, vacataire, autre) avant d’effectuer vos démarches. En effet, enseigner en IFMK ne signifie pas automatiquement créer une nouvelle activité libérale à déclarer à l’URSSAF.
Si vous exercez déjà en tant que kinésithérapeute en libéral, il est en revanche essentiel de signaler toute modification de vos conditions d’exercice auprès des organismes concernés, notamment l’Ordre des kinésithérapeutes, et de vérifier les conséquences fiscales et sociales de ce cumul (déclaration fiscale, régime social, etc.). Il peut être utile de se rapprocher de l’URSSAF ou de faire appel au service Horizon Compta Expert, pour vous faire accompagner par des expert du libéral et sécuriser la situation selon votre cas concret.
La base, évidemment, reste une pratique clinique solide. Les étudiants attendent des enseignants capables de relier les savoirs théoriques à des situations réelles, de transmettre un raisonnement, et pas seulement une succession de techniques.
Mais en 2026, cela ne suffit plus. Un bon enseignant kiné en IFMK est aussi quelqu’un qui sait :
Les compétences en anglais scientifique restent un vrai plus pour accéder à la littérature, tout comme un minimum d’aisance avec les outils de recherche bibliographique, la lecture critique d’article et la méthodologie. Des publications, mémoires, communications ou projets de recherche renforcent la crédibilité, surtout si vous visez des responsabilités pédagogiques plus importantes ou une trajectoire universitaire. Enfin, la pédagogie s’apprend. Se former à la didactique, à la pédagogie en santé, à la simulation, à l’évaluation, ou à l’ingénierie de formation peut clairement accélérer votre évolution dans un IFMK.
La gestion de la double activité demande une organisation méticuleuse. Vous devrez planifier votre emploi du temps de manière à équilibrer efficacement les responsabilités cliniques et académiques. Le contrat de travail avec l’IFMK doit être clair sur les termes et conditions, notamment en ce qui concerne les horaires, la rémunération et les obligations professionnelles.
Enfin, pour exceller dans ce double rôle, il est recommandé de suivre des formations en pédagogie et en didactique (formation continue), tout en continuant à se former dans votre domaine de spécialité. Cela permet de rester à jour avec les dernières techniques et recherches, et de garantir une offre éducative de qualité.
Voilà, vous avez maintenant toutes les clés en main pour lancer cette nouvelle aventure. Enseigner en IFMK, c’est partager votre passion, enrichir votre expérience et, qui sait, inspirer la prochaine génération de kinés. Alors, prêts à sauter le pas ?
2 mai 2024 - Installation en libéral