La micro-kinésithérapie, qu'est-ce que c'est ?
26 décembre 2024 - Techniques et outils
Le muscle ilio-psoas relie le rachis lombaire et le bassin à la partie supérieure du fémur. Principalement impliqué dans la flexion de la hanche, il intervient dans la marche, la course, la montée des escaliers et de nombreux gestes sportifs. Souvent présenté comme un muscle systématiquement « raccourci » ou responsable des lombalgies, le psoas reste pourtant difficile à évaluer isolément. Pour le masseur-kinésithérapeute, l’enjeu n’est pas seulement de rechercher une tension musculaire, mais de déterminer si le muscle ilio-psoas contribue réellement aux symptômes et quelles contraintes le patient ne tolère plus. Dans cette quatrième partie de notre série d’articles sur l’anatomie du corps humain, on vous propose donc un petit rappel anatomique sur ce muscle populaire, mais souvent peu compris ! 💡
Le terme ilio-psoas désigne une unité musculotendineuse composée principalement du grand psoas, ou psoas majeur, et du muscle iliaque. Ces deux muscles possèdent des origines distinctes, puis convergent dans la région antérieure de la hanche pour rejoindre le petit trochanter du fémur.
Le grand psoas est un muscle profond, allongé et fusiforme. Il prend son origine sur les faces latérales des corps vertébraux, les disques intervertébraux et les processus transverses de la région thoraco-lombaire et lombaire.
Il descend de chaque côté de la colonne vertébrale, traverse l’espace rétropéritonéal puis le bassin, avant de passer sous le ligament inguinal. Ses fibres rejoignent celles du muscle iliaque pour former le tendon de l’ilio-psoas.
Le grand psoas se termine principalement sur le petit trochanter du fémur, et non sur le grand trochanter, contrairement à ce qu’indiquent encore certaines descriptions imprécises.
Le plexus lombaire se constitue en partie dans l’épaisseur du grand psoas. Cette proximité anatomique explique pourquoi un hématome, un abcès ou une autre lésion profonde de la région peut parfois provoquer des signes neurologiques. Une simple tension musculaire n’entraîne cependant pas habituellement de cruralgie.
Le muscle iliaque prend principalement son origine dans la fosse iliaque, sur la face interne de l’os iliaque. Ses fibres descendent en direction de la région inguinale et rejoignent le tendon commun de l’ilio-psoas.
Le grand psoas et le muscle iliaque interviennent fréquemment ensemble, mais leurs fonctions ne sont pas totalement superposables. Le premier entretient des rapports directs avec le rachis lombaire, tandis que le second relie essentiellement le bassin au fémur.
Le petit psoas, ou psoas mineur, est un muscle fin et inconstant, situé en avant du grand psoas lorsqu’il est présent.
Contrairement au grand psoas, il ne rejoint pas le petit trochanter et ne traverse pas véritablement l’articulation de la hanche. Son rôle dans la flexion de la cuisse est donc négligeable. Son absence, fréquente dans la population, n’entraîne généralement aucun déficit fonctionnel.
L’innervation du complexe ilio-psoas n’est pas assurée par un seul nerf.
Le grand psoas reçoit principalement des rameaux directs provenant des branches antérieures des nerfs lombaires, généralement de L1 à L3, parfois avec une contribution de L4.
Le muscle iliaque est principalement innervé par le nerf fémoral, anciennement appelé nerf crural, issu essentiellement des racines L2 à L4.
Cette organisation explique pourquoi une atteinte radiculaire, plexique ou du nerf fémoral peut entraîner une diminution de la flexion de hanche. Le testing de ce mouvement ne permet toutefois pas d’isoler parfaitement l’ilio-psoas : le droit fémoral, le sartorius, le tenseur du fascia lata, le pectiné et certains muscles adducteurs y participent également.
La fonction principale de l’ilio-psoas est la flexion de la hanche, c’est-à-dire le rapprochement du fémur vers le tronc.
Il intervient notamment pendant la phase oscillante de la marche, la course, la montée d’une marche, le franchissement d’un obstacle et l’entrée dans une voiture. Sa sollicitation augmente lorsque la cuisse doit être élevée contre la gravité ou contre une résistance.
Son niveau d’activation dépend cependant de nombreux paramètres : angle de hanche, position du tronc, longueur du levier, vitesse et charge externe. Deux exercices produisant visuellement une flexion de hanche peuvent donc solliciter différemment le muscle.
Lorsque le membre inférieur est fixé, une contraction bilatérale du grand psoas peut participer à la flexion du tronc. Une contraction unilatérale peut contribuer à l’inclinaison latérale et au contrôle du bassin dans le plan frontal.
Son rôle ne doit toutefois pas être isolé de celui des muscles abdominaux, des paravertébraux, des fessiers et des autres structures du complexe lombo-pelvien. Le psoas ne constitue pas à lui seul le « muscle stabilisateur » du rachis.
Il serait également trop simpliste d’affirmer qu’un psoas contracté provoque systématiquement une antéversion du bassin ou une hyperlordose. Son effet biomécanique varie selon la position du patient, les appuis et l’activité des muscles environnants.
L’ilio-psoas peut participer à la rotation externe de la hanche, mais cette action reste secondaire et dépend de la position articulaire.
En raison de sa trajectoire antérieure par rapport à l’articulation, son tendon pourrait également contribuer à la stabilité dynamique de la tête fémorale. Cette fonction reste cependant complexe et probablement variable selon la morphologie de la hanche.
Une atteinte musculaire, tendineuse ou bursale de l’ilio-psoas provoque généralement une douleur antérieure de hanche ou de l’aine, reproduite lors d’une flexion active.
Le patient peut décrire une gêne lorsqu’il monte les escaliers, lève le genou, entre dans une voiture, court en côte, accélère ou passe de la position allongée à la position assise.
La douleur peut parfois s’étendre vers la face antérieure de la cuisse. Une sensation de ressaut, de claquement ou d’accrochage peut apparaître pendant le passage d’une position de flexion, d’abduction et de rotation externe vers une position d’extension.
Ces symptômes ne sont néanmoins pas spécifiques. Une pathologie intra-articulaire, une atteinte du labrum, une coxarthrose, un conflit fémoro-acétabulaire, une lésion du droit fémoral, une atteinte des adducteurs ou une radiculopathie peuvent produire une présentation voisine.
La tendinopathie de l’ilio-psoas se manifeste généralement par une douleur inguinale reproduite par la mise en charge des fléchisseurs de hanche.
Elle peut concerner les coureurs, les footballeurs, les danseurs, les gymnastes ou les personnes exposées à des mouvements répétés de flexion. Une augmentation rapide du kilométrage, du dénivelé, de la vitesse ou du volume d’entraînement peut participer à son apparition.
Les professionnels emploient encore fréquemment le terme « tendinite », qui renvoie à un processus essentiellement inflammatoire sans toujours refléter les mécanismes d’une douleur tendineuse persistante. Privilégiez donc le terme tendinopathie, sauf lorsqu’une inflammation est clairement documentée.
Le ressaut interne, ou coxa saltans interne, correspond le plus souvent au déplacement du tendon de l’ilio-psoas sur une structure osseuse ou capsulaire.
Ce phénomène peut être audible, palpable ou simplement ressenti. Il ne constitue pas nécessairement une pathologie : il est fréquent de retrouver un claquement indolore sans limitation fonctionnelle.
Il devient cliniquement pertinent lorsqu’il reproduit la douleur du patient et limite ses activités. L’échographie dynamique peut contribuer à visualiser le déplacement tendineux, mais l’image doit toujours être confrontée aux symptômes.
La bourse ilio-pectinée se situe entre le tendon de l’ilio-psoas et les structures antérieures de la hanche. Son irritation ou son augmentation de volume peut provoquer une douleur inguinale, parfois associée à une sensation de masse.
La bursopathie peut être isolée ou associée à une pathologie articulaire, notamment une coxarthrose ou une maladie inflammatoire. Dans les formes volumineuses, une compression des structures voisines est possible.
Après une prothèse totale de hanche, le rebord antérieur du composant acétabulaire, une vis, un excès de ciment ou une proéminence mécanique peuvent irriter le tendon de l’ilio-psoas.
La douleur apparaît principalement lors de la flexion active : montée d’escalier, entrée dans une voiture, lever de jambe ou passage assis-debout.
Le diagnostic repose sur l’examen clinique, l’imagerie et parfois une infiltration diagnostique guidée. Il doit être posé après avoir éliminé une infection, un descellement, une fracture ou une autre complication de la prothèse.
Dans ce contexte, un étirement agressif ne peut pas corriger un conflit provoqué par la position d’un composant prothétique.
Vigilance clinique
Une douleur profonde associée à de la fièvre, une altération de l’état général, une anémie, une prise d’anticoagulants ou un déficit du quadriceps doit conduire à rechercher une atteinte plus grave, comme un abcès ou un hématome du psoas. Ces situations nécessitent une orientation médicale rapide.
Le grand psoas entretient des rapports anatomiques et fonctionnels étroits avec le rachis lombaire. Des différences de volume, d’activation ou de raideur ont été observées chez certains patients lombalgiques.
Une étude publiée en 2026 chez des sportifs de haut niveau a notamment retrouvé une raideur plus importante du grand psoas chez les athlètes présentant une lombalgie chronique. Cette association ne prouve toutefois pas que le muscle constitue la cause de leur douleur.
La lombalgie commune est une condition multifactorielle, influencée par les capacités physiques, le sommeil, les contraintes professionnelles, les croyances, les facteurs psychosociaux et le niveau d’activité.
La Haute Autorité de santé recommande de privilégier l’activité physique, l’autogestion et la reprise progressive des activités. Les techniques passives, lorsqu’elles sont proposées, ne doivent pas constituer l’unique traitement.
Une posture en hyperlordose, une palpation sensible ou une limitation d’extension de hanche ne suffisent donc pas à diagnostiquer un « psoas trop court ». De même, une simple tension du psoas ne provoque pas habituellement de sciatique.
Une douleur antérieure de cuisse associée à des paresthésies, une faiblesse du quadriceps ou une modification du réflexe rotulien doit plutôt faire rechercher une cruralgie, une atteinte du nerf fémoral ou une atteinte du plexus lombaire.
Le bilan ne doit pas chercher à démontrer à tout prix que le psoas est responsable de la douleur. Il vise à déterminer si cette hypothèse est plausible, à identifier les contraintes déclenchantes et à éliminer les diagnostics concurrents.
L’interrogatoire précise la localisation des symptômes, leur mode d’apparition, les changements récents de charge et les gestes qui les reproduisent.
Une douleur inguinale lors de la montée du genou, de la course en côte ou de l’entrée dans une voiture renforce l’hypothèse d’une atteinte de l’ilio-psoas, sans être suffisante pour la confirmer.
L’observation des activités douloureuses permet ensuite de rechercher si les symptômes dépendent davantage de l’amplitude, de la vitesse, de la résistance ou de la répétition du mouvement.
La flexion de hanche résistée en position assise fait partie des tests cliniques les plus utiles. Elle recherche la reproduction de la douleur habituelle, une différence de force ou une appréhension.
Une étude publiée en 2026 retrouve un intérêt clinique pour la douleur et la faiblesse pendant la flexion assise ainsi que pour la sensibilité de la région tendineuse. Ces résultats doivent cependant être intégrés dans un faisceau d’arguments plutôt qu’utilisés isolément.
Le Straight Leg Raise résisté peut également provoquer les symptômes, mais il sollicite plusieurs structures et augmente le bras de levier. Il ne constitue pas un test spécifique du psoas.
Le HEC test, pour Hip External rotation Flexion Ceiling, associe flexion, abduction et rotation externe de hanche. Depuis cette position, le patient tente de décoller le pied vers le plafond.
Une étude publiée en 2025 a rapporté de bonnes performances diagnostiques par rapport à la réponse à une infiltration anesthésique. Le test semblait plus performant que plusieurs manœuvres conventionnelles.
Ces résultats restent à interpréter avec prudence : l’étude portait sur un effectif limité et sur une population très sélectionnée. Le HEC test peut donc compléter le bilan, mais ne constitue pas une preuve diagnostique absolue.

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En savoir plus sur le suivi patientLe test de Thomas et ses variantes renseignent sur l’extension de hanche, la position du bassin et le comportement de plusieurs structures antérieures.
Ils ne mesurent pas exclusivement la longueur du psoas. Le droit fémoral, le tenseur du fascia lata, la capsule antérieure et le contrôle lombo-pelvien peuvent modifier le résultat.
Un test de Thomas positif ne permet donc pas, à lui seul, de conclure à un psoas raccourci ou pathologique.
Le bilan doit également intégrer les amplitudes de hanche, les tests articulaires, la force des adducteurs, abducteurs, extenseurs et rotateurs, ainsi que l’examen du rachis lombaire.
En présence d’une douleur antérieure de cuisse ou de signes neurologiques, complétez l’examen par un testing moteur, une évaluation de la sensibilité et des réflexes, ainsi que par les tests neurodynamiques pertinents.
La palpation de la région de l’ilio-psoas peut contribuer au bilan si elle reproduit la douleur habituelle. Sa profondeur et la proximité des structures abdominales limitent toutefois sa spécificité. Elle doit rester mesurée, expliquée et consentie.
| Hypothèse | Présentation dominante | Éléments orientant le bilan |
|---|---|---|
| Tendinopathie de l’ilio-psoas | Douleur inguinale lors de la flexion active | Flexion assise résistée douloureuse, gêne dans les escaliers ou en course en côte |
| Ressaut interne | Claquement antérieur reproductible | Ressaut pendant le passage de la flexion-abduction-rotation externe vers l’extension |
| Atteinte intra-articulaire | Douleur profonde de l’aine, raideur | Amplitudes réduites, douleur aux tests articulaires, gêne en flexion profonde ou en pivot |
| Coxarthrose | Douleur mécanique et perte progressive de mobilité | Limitation de la rotation interne et de la flexion, histoire clinique compatible |
| Atteinte des adducteurs | Douleur médiale ou pubienne | Adduction résistée douloureuse et sensibilité de l’origine des adducteurs |
| Atteinte du droit fémoral | Douleur antérieure plus superficielle | Douleur à la flexion de hanche et à l’extension du genou |
| Cruralgie ou neuropathie fémorale | Douleur ou paresthésies antérieures de cuisse | Déficit du quadriceps, réflexe rotulien modifié, troubles sensitifs |
| Conflit après prothèse | Douleur inguinale lors du lever de jambe | Antécédent de PTH, douleur en flexion active et analyse radiologique compatible |
| Atteinte osseuse | Douleur croissante à l’appui, parfois nocturne | Traumatisme, augmentation brutale de charge, fragilité osseuse ou impotence importante |
L’imagerie n’est pas systématique devant une douleur mécanique récente dépourvue de signe d’alerte. L’échographie peut explorer le tendon, la bourse et un éventuel ressaut dynamique. L’IRM contribue à rechercher une atteinte musculaire, tendineuse, articulaire ou osseuse. Après une prothèse, le scanner permet notamment d’étudier le débord du composant acétabulaire.
Ne considérez toutefois pas automatiquement une anomalie visible à l’imagerie comme responsable des symptômes.
Ne prescrivez pas systématiquement un étirement. Proposez-le lorsqu’une limitation de l’extension de hanche contribue au problème fonctionnel et que le patient tolère bien la mise en tension.
Dans une tendinopathie très irritable ou un conflit antérieur, une extension importante peut au contraire augmenter les symptômes.
Pour réaliser un étirement en chevalier servant, le patient place un genou au sol et le pied opposé en avant. Il effectue une légère rétroversion du bassin, puis contracte doucement le grand fessier du côté étiré. Le bassin avance progressivement sans compensation excessive en extension lombaire.
La sensation doit rester modérée et se situer à l’avant de la hanche. Une douleur vive ou un pincement inguinal impose de réduire l’amplitude ou de modifier l’exercice.
La flexion du genou augmente la mise en tension du droit fémoral. Elle peut donc être adaptée selon la structure que le kinésithérapeute souhaite davantage solliciter.
Chez certains patients, une mobilité active en extension, des fentes dynamiques ou une exposition progressive aux amplitudes fonctionnelles seront plus pertinentes qu’un étirement statique prolongé.
Le renforcement doit être adapté à l’irritabilité des symptômes et aux contraintes que le patient souhaite retrouver. Il n’existe pas de protocole unique validé pour toutes les atteintes de l’ilio-psoas.
| Niveau d’irritabilité | Objectif principal | Exemples d’exercices |
|---|---|---|
| Élevé | Maintenir une charge tolérée | Flexion isométrique, diminution temporaire des gestes les plus provocateurs |
| Modéré | Restaurer la force dans une amplitude contrôlée | Flexion assise, marche sur place, élastique léger, travail concentrique et excentrique lent |
| Faible | Augmenter la charge et préparer la fonction | Flexion chargée, step-up, montée de genou résistée, levier progressivement allongé |
| Retour à l’activité | Réintroduire vitesse et spécificité | Course en côte, accélérations, changements de direction, frappe ou franchissement d’obstacles |
Au début, les contractions isométriques peuvent être réalisées en position assise ou allongée, dans une amplitude confortable. Le patient pousse la cuisse contre une résistance fixe sans produire de mouvement.
La flexion dynamique est ensuite réintroduite avec un levier court, avant d’augmenter progressivement la résistance, l’amplitude et la vitesse. Les levers de jambe tendue sollicitent fortement les fléchisseurs de hanche, mais leur bras de levier important les rend souvent trop exigeants en début de prise en charge.
Vous pouvez faire progresser l’exercice lorsque le patient le réalise sans compensation majeure, que la douleur reste acceptable et qu’aucune aggravation nette ne persiste le lendemain.
Le renforcement analytique doit enfin être transféré vers les activités qui posent problème. Pour un coureur, la progression peut aller de la course sur terrain plat au dénivelé, puis aux accélérations. Pour une personne âgée, elle peut cibler la montée d’escalier, le franchissement d’un trottoir ou l’entrée dans une voiture.
Les techniques manuelles peuvent parfois modifier temporairement la douleur ou la sensation de raideur. Ne présentez toutefois pas ces techniques comme une « libération » ou une remise en place du psoas, et ne les substituez pas à une exposition progressive à la charge.
Cette expression appartient au registre symbolique et non aux connaissances anatomiques démontrées.
Le stress, le sommeil et l’état émotionnel peuvent influencer le tonus musculaire, le mouvement et la perception de la douleur. Rien ne permet cependant d’affirmer que le psoas stocke particulièrement les émotions ou les traumatismes psychiques.
La position du bassin et la lordose lombaire dépendent de la morphologie, des appuis, de la mobilité et de l’activité de nombreux muscles.
Une limitation d’extension de hanche peut modifier certains mouvements, mais elle ne permet pas de prédire à elle seule une posture ou une douleur.
Le psoas se trouve à proximité de structures abdominales, vasculaires et nerveuses. Une pression profonde n’est donc ni anodine ni nécessairement plus efficace.
La douleur provoquée pendant une technique manuelle ne constitue pas un indicateur de réussite. Évaluez l’intérêt de la technique à partir de ses effets sur les symptômes, le mouvement et la fonction.
Et si, plutôt que de chercher systématiquement si le psoas est « trop court » ou « trop tendu », la question clinique la plus utile était finalement : quelle contrainte le patient ne tolère-t-il plus, et comment l’aider à la retrouver progressivement ?
Voilà, vous savez tout sur le muscle ilio-psoas ! Découvrez l’intégralité de cette série d’articles :
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