Cotisations URSSAF kiné libéral : tout ce qu’il faut savoir en 2026
23 juillet 2025 - Comptabilité et fiscalité

Tomber malade, devoir s’arrêter pendant une grossesse ou faire face à un arrêt long : pour un kiné libéral, la question n’est pas seulement médicale. Elle est aussi financière. Qui vous indemnise ? À partir de quand ? Et surtout, est-ce suffisant pour absorber vos charges et maintenir votre niveau de vie ? En 2026, les règles ont évolué. Voici ce qu’il faut vraiment savoir sur les aides prévues en cas d’arrêt de travail.
En cas de maladie ou d’accident, l’Assurance Maladie peut verser des indemnités journalières à un masseur-kinésithérapeute libéral conventionné relevant du régime des PAMC à partir du 4e jour d’arrêt, après un délai de carence de 3 jours. Elle prend en charge les 90 premiers jours d’arrêt, soit 87 jours indemnisés après carence. Pour fixer le montant, elle s’appuie sur la moyenne des 3 dernières années de revenus cotisés, dans la limite de 3 fois le plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 3 × 48 060 € au 1er janvier 2026. En 2026, l’indemnité journalière maximale atteint 197,51 € bruts par jour.
En clair, il faut retenir ceci :
En règle générale, l’Assurance Maladie ne verse aucune indemnité journalière pendant les 3 premiers jours de l’arrêt maladie. Mais elle prévoit des exceptions, notamment en cas de prolongation avec reprise d’activité de 48 heures maximum, dans certaines situations d’affection de longue durée, ou encore en cas d’interruption spontanée de grossesse.
Quand l’arrêt dépasse 90 jours, la CARPIMKO prend le relais, à condition notamment d’être à jour de ses cotisations et de faire la demande dans les délais prévus. La caisse indique qu’elle couvre les affiliés à partir du 91e jour d’arrêt et, selon la situation, jusqu’au dernier jour de la 3e année d’incapacité.
En 2026, la CARPIMKO prévoit les montants suivants :
Lors d’une reprise d’activité à des fins thérapeutiques, les indemnités évoluent :
En cas de reprise d’activité partielle, la CARPIMKO verse une indemnité de 27,72 € par jour. Elle précise aussi qu’elle a supprimé la majoration pour conjoint fiscalement à charge depuis le 1er janvier 2025, ce qui permet d’éviter de relayer des informations devenues fausses dans d’anciens articles.
C’est probablement le point le plus important de tout le sujet. Sur le papier, la protection existe. En pratique, elle ne couvre pas toujours la réalité financière d’un kiné libéral.
Pendant un arrêt, les recettes peuvent chuter immédiatement alors que beaucoup de charges continuent à tomber :
Autrement dit, la vraie question n’est pas seulement : “Ai-je droit à des indemnités ?” La vraie question est plutôt : “Ces indemnités suffisent-elles à absorber mes charges et à maintenir mon niveau de vie ?” Les montants 2026 annoncés par l’Assurance Maladie puis par la CARPIMKO montrent bien que la couverture obligatoire peut rester partielle.
Pour une kinésithérapeute libérale conventionnée relevant du régime PAMC, le congé maternité ouvre droit à deux prestations principales : une allocation forfaitaire de repos maternel et des indemnités journalières maternité. Les droits sont ouverts sous conditions, notamment si la professionnelle justifie de 6 mois d’affiliation à la date prévue de l’accouchement, est à jour des cotisations échues et cesse totalement son activité pendant au moins 8 semaines, dont 6 semaines après l’accouchement.
L’allocation forfaitaire de repos maternel est fixée à 4 005 € au 1er janvier 2026. Elle est versée pour moitié au début du congé, puis pour moitié à la fin de la période obligatoire d’interruption d’activité. Les indemnités journalières maternité sont calculées à partir des revenus cotisés transmis par l’Urssaf, avec un plafond de 65,84 € par jour.
Le point important, ici, est de ne pas simplifier à l’excès : toutes les kinés ne touchent pas automatiquement le même montant. Ameli précise d’ailleurs qu’en cas de revenus très faibles, les indemnités peuvent être réduites.
La durée totale du congé maternité varie selon la situation familiale et le nombre d’enfants attendus. Mais, pour l’ouverture des droits, le point clé reste l’interruption effective de l’activité : pour être indemnisée, la professionnelle doit cesser totalement son activité pendant au moins 8 semaines, dont 6 semaines après l’accouchement.
C’est une précision importante, car c’est souvent elle que les lectrices cherchent en priorité : non pas seulement la durée théorique du congé, mais la durée minimale à respecter pour être indemnisée.
Dire qu’en cas de grossesse pathologique, une kiné libérale ne touche aucune aide est trop simpliste. La réalité est plus nuancée. En cas d’arrêt maladie prescrit pendant la grossesse, la CARPIMKO peut indemniser à partir du 91e jour d’arrêt et jusqu’à la veille du congé maternité. Mais, depuis le 1er janvier 2025, elle n’indemnise plus la période correspondant au congé légal de maternité, déjà prise en charge par l’Assurance Maladie. Si l’arrêt se prolonge après le congé maternité, la CARPIMKO peut intervenir à nouveau. Le montant annoncé reste de 55,44 € bruts par jour, sous réserve de l’accord du médecin-conseil.
Pour les praticiens et auxiliaires médicaux, Ameli prévoit aussi une indemnité journalière forfaitaire pendant le congé de paternité et d’accueil de l’enfant. Pour en bénéficier, il faut notamment :
Le montant de cette indemnité est de 65,84 € par jour au 1er janvier 2026. Ameli précise aussi que ce congé doit être pris dans les 6 mois suivant la naissance de l’enfant ou de celui de la conjointe.
C’est important, parce que cela permet de traiter le sujet de façon plus juste et plus complète. Un article sur les aides en cas de parentalité chez les kinés libéraux ne devrait pas se limiter à la maternité.
Si vous voulez un article vraiment complet sur la parentalité, il est utile de mentionner aussi l’adoption. Pour les praticiens et auxiliaires médicaux, Ameli prévoit alors :
Pour aller plus loin sur la gestion du cabinet, l’installation en libéral, les tarifs, la facturation, les pathologies ou encore les techniques et outils en kinésithérapie, retrouvez aussi nos autres contenus sur le blog Milo kiné.
Sources :
23 juillet 2025 - Comptabilité et fiscalité
16 septembre 2024 - Comptabilité et fiscalité