Activité physique et santé publique : pourquoi les kinés libéraux ont un rôle décisif à jouer au XXIe siècle
9 juin 2026 - Actualités
L’Avenant 7 kiné continue de faire évoluer les cotations et la rémunération des masseurs-kinésithérapeutes libéraux.Après plusieurs revalorisations entrées en vigueur au 1er janvier 2026, puis de nouveaux ajustements au printemps avec l’Avenant 8, une nouvelle étape est franchie depuis le 1er septembre 2026.Au programme de cette rentrée : cinq actes de rééducation neurologique revalorisés d’un point de coefficient et l’arrivée d’un nouveau bilan AMK 10 pour repérer la fragilité chez les patients de 70 ans ou plus. 👉🏻 Nouvelles cotations, tarifs et conditions d’application : voici ce qu’il faut retenir pour votre pratique.
L’Avenant 7 à la Convention nationale des masseurs-kinésithérapeutes a été conclu le 13 juillet 2023, puis approuvé par arrêté du 21 août 2023 et publié au Journal officiel du 25 août 2023.
Il prévoit notamment une nouvelle nomenclature plus descriptive, plusieurs revalorisations tarifaires, des mesures de prévention et des dispositions destinées à mieux répartir l’offre de soins sur le territoire.
Depuis sa signature, le calendrier initial a toutefois évolué. Certaines revalorisations prévues au 1er juillet 2025 ont été reportées au 1er janvier 2026, tandis que l’Avenant 8 a avancé certaines hausses initialement programmées plus tard.

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C’est la principale évolution de cette rentrée. Depuis le 1er septembre 2026, cinq actes concernant des prises en charge neurologiques bénéficient d’une augmentation d’un point de coefficient.
En métropole, la valeur de la lettre-clé applicable à ces actes est de 2,21 €. Un point supplémentaire représente donc 2,21 € de plus par séance concernée.
| Prise en charge | Avant le 01/09/2026 | Depuis le 01/09/2026 | Gain par séance* |
|---|---|---|---|
| Atteintes périphériques radiculaires ou tronculaires intéressant plusieurs membres | NMI 10,01 | NMI 11,01 | +2,21 € |
| Paraplégie et tétraplégie | NMI 11,01 | NMI 12,01 | +2,21 € |
| Affections neurologiques stables ou évolutives avec déficiences touchant au moins deux membres, ou un membre et tout ou partie du tronc et de la face | NMI 10 | NMI 11 | +2,21 € |
| Myopathie | NMI 10,99 | NMI 11,99 | +2,21 € |
| Encéphalopathie infantile | NMI 11 | NMI 12 | +2,21 € |
*Tarifs calculés avec la valeur de la lettre-clé applicable en métropole.
⚠️ Tous les actes NMI ne sont pas concernés par cette revalorisation.
Par exemple, la rééducation de l’hémiplégie reste cotée NMI 9, tandis que les atteintes périphériques radiculaires ou tronculaires localisées à un seul membre ou à la face conservent également leur coefficient actuel.
Si vous réalisez régulièrement des prises en charge neurologiques, pensez à vérifier les coefficients utilisés dans votre facturation depuis le 1er septembre.
Continuer à utiliser l’ancien coefficient pour l’un de ces cinq actes revient désormais à sous-facturer la séance de 2,21 € en métropole.
À titre d’exemple :
Une évolution conventionnelle qui peut donc avoir un impact très concret sur votre activité.
Deuxième nouveauté importante : le bilan de repérage de la fragilité de la personne âgée de 70 ans ou plus, coté AMK 10, entre en vigueur au 1er septembre 2026.
En métropole, la valeur de l’AMK étant de 2,21 €, ce bilan correspond à 22,10 €.
Ce bilan concerne les personnes âgées de 70 ans ou plus et s’inscrit dans le repérage de la fragilité, conformément au programme ICOPE de l’Organisation mondiale de la santé.
Il peut notamment être réalisé à l’initiative du masseur-kinésithérapeute, à l’occasion de la prise en charge de l’un de ses patients, lorsqu’une fragilité est suspectée.
À l’issue du bilan, un compte rendu doit être adressé au médecin traitant ou, le cas échéant, au médecin prescripteur.
📌 À retenir : ce bilan n’a pas vocation à être réalisé automatiquement chez tous les patients de 70 ans ou plus.
Il répond à une logique de repérage d’une fragilité et doit respecter les conditions prévues par la nomenclature.
Au-delà de sa valorisation financière, ce nouvel acte reconnaît davantage la place du kinésithérapeute dans la prévention de la perte d’autonomie.
Mobilité, équilibre, capacités fonctionnelles, risque de chute… le kiné est particulièrement bien placé pour observer certaines évolutions chez ses patients âgés et contribuer à leur repérage.
Ce nouveau bilan offre ainsi un cadre conventionnel spécifique à cette mission de prévention.
Le 1er septembre n’est pas la première évolution tarifaire de l’année.
Une partie des revalorisations prévues par l’Avenant 7 devait initialement entrer en vigueur au 1er juillet 2025.
À la suite du déclenchement de la procédure d’alerte sur l’évolution des dépenses d’Assurance Maladie, les mesures de revalorisation tarifaire prévues à cette date ont été reportées au 1er janvier 2026.
Pour plusieurs actes correspondant aux anciens AMS 7,5, l’Avenant 7 prévoit une hausse totale de 0,9 point en deux étapes :
Par exemple :
En métropole, une hausse de 0,6 point correspond à environ 1,33 € supplémentaires par séance.
Les suppléments de balnéothérapie faisaient eux aussi partie des revalorisations initialement prévues au 1er juillet 2025 puis reportées au 1er janvier 2026.
Ils ont bénéficié d’une hausse de 1,3 point de coefficient.
Les cotations sont désormais :
Cette évolution permet de mieux valoriser les séances nécessitant des équipements spécifiques de balnéothérapie.

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L’Avenant 8, conclu fin 2025, est également venu modifier le calendrier de certaines revalorisations.
Depuis le 28 mai 2026, trois prises en charge bénéficient d’une hausse de 0,3 point :
💡 Pourquoi est-ce important ?
Parce qu’en 2026, consulter uniquement le calendrier initial de l’Avenant 7 ne suffit plus pour connaître toutes les cotations applicables.
Les reports intervenus en 2025 et l’Avenant 8 ont modifié plusieurs dates d’entrée en vigueur.
Autre évolution importante : l’ancien acte coté RPE 6, correspondant à la : « Rééducation de la déambulation dans le cadre du maintien de l’autonomie de la personne âgée » a été supprimé à compter du 1er juillet 2025.
Il ne faut donc pas présenter cette évolution comme une transformation automatique du RPE 6 en RPE 8,5.
Le RPE 8,5 correspond à un autre acte de la nomenclature : « Rééducation analytique et globale, musculo-articulaire des deux membres inférieurs, de la posture, de l’équilibre et de la coordination chez le sujet âgé. »
📌 La cotation doit toujours être déterminée en fonction de la prise en charge réellement effectuée.
La simplification des indemnités spécifiques de déplacement est également effective depuis le 1er juillet 2025.
Les codes IFO, IFR, IFN, IFP et IFV ont été supprimés au profit d’un code unique : IFS.
Son montant est fixé à 4 €.
💡 Ce que cela change pour vous :
Attention néanmoins : l’IFS n’est pas applicable indistinctement à toutes les séances réalisées à domicile.
Elle doit correspondre aux actes pour lesquels la nomenclature prévoit cette indemnité et n’est pas cumulable avec l’IFD.
L’Avenant 7 renforce également les dispositifs destinés à favoriser l’installation et le maintien des masseurs-kinésithérapeutes dans les territoires où l’offre de soins est insuffisante.
Les dispositifs incitatifs concernent les zones très sous-dotées identifiées par les ARS. Le zonage conventionnel prévoit que ces territoires regroupent 15 % de la population française.
Le Contrat d’aide au maintien d’activité des masseurs-kinésithérapeutes prévoit :
👉🏻 4 000 € par an pendant 3 ans, sous réserve du respect des conditions prévues par le contrat.
Le Contrat d’aide à l’installation prévoit une aide pouvant atteindre 34 000 €, versée en quatre fois :
⚠️ Le contrat engage néanmoins le masseur-kinésithérapeute pendant 5 ans dans la zone très sous-dotée.
Pour la création ou la reprise d’un cabinet principal en zone très sous-dotée, l’aide peut atteindre 49 000 €, également versée en quatre fois :
L’engagement est là encore de 5 ans.
Pour le CAIMK et le CACCMK, l’Assurance Maladie prévoit notamment :
Des règles de proratisation de l’aide sont prévues lorsque certains seuils d’activité ne sont pas atteints.
L’accueil à temps plein d’un étudiant stagiaire de 4e ou 5e année peut également ouvrir droit à une rémunération complémentaire de 300 € par mois, proratisée en cas de stage à temps partiel.

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L’Avenant 7 introduit également de nouvelles règles concernant la pour les nouveaux diplômés qui souhaite s’installer en étant conventionné. Elles concernent les masseurs-kinésithérapeutes ayant commencé à compter de l’année 2023 leur formation conduisant au diplôme d’État.
Les professionnels concernés devront remplir l’une des conditions prévues par l’accord :
Les deux modalités peuvent également être combinées.
Pour l’expérience en établissement, le texte prévoit au minimum 2 240 heures sur deux ans, correspondant à 70 % d’un équivalent temps plein.
Pour l’exercice en zone sous-dotée ou très sous-dotée, il prévoit au minimum 6 000 actes sur deux ans.
Les stages de clinicat réalisés pendant la formation dans les conditions prévues par l’Avenant 7 peuvent également être pris en compte dans le calcul de cette expérience.

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Avec toutes les évolutions successives de l’Avenant 7, voici les principaux points à vérifier dans votre cabinet :
Entre les nouvelles cotations, les revalorisations successives et les changements de nomenclature, suivre toutes les évolutions conventionnelles peut rapidement devenir chronophage.
Avec Milo, votre facturation est pensée pour vous aider à retrouver les bonnes cotations et à simplifier la gestion de votre activité au quotidien.
Moins de temps passé à décrypter la nomenclature, plus de temps pour vos patients.

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