Les modalités de la certification périodique des kinésithérapeutes
11 avril 2024 - Actualités
À partir du 1er juillet 2026, les masseurs-kinésithérapeutes libéraux pourront bénéficier du nouveau congé supplémentaire de naissance. Créé par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, ce dispositif permettra à chaque parent de prendre un ou deux mois de congé indemnisé, en complément du congé maternité, paternité, d’accueil de l’enfant ou d’adoption. Les kinés conventionnés sont concernés en tant que praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés, ou PAMC. Pour en bénéficier, ils devront notamment justifier d’une durée minimale d’affiliation et interrompre complètement leur activité professionnelle.
Le nouveau congé de naissance ne remplace pas les congés maternité, paternité ou d’adoption déjà existants. Il vient s’y ajouter.
Chaque parent pourra choisir de prendre un mois ou deux mois supplémentaires. Dans un couple, les deux parents pourront prendre leur congé en même temps ou se relayer afin de prolonger la période passée auprès de l’enfant.
Lorsqu’un parent choisit deux mois, il pourra les prendre à la suite ou les fractionner en deux périodes d’un mois. En revanche, le congé ne pourra pas être découpé en semaines ou en journées isolées.
La durée est calculée de date à date. Par exemple, un congé commencé le 15 septembre prendra fin le 14 octobre. Le nombre de journées indemnisées pourra donc varier selon les mois concernés.
En principe, le congé devra commencer dans les neuf mois suivant la naissance de l’enfant ou son arrivée au foyer en cas d’adoption.
Pour bénéficier du nouveau congé de naissance, un kinésithérapeute conventionné devra justifier d’au moins six mois d’affiliation à la date de début du congé et être à jour du paiement de ses cotisations sociales.
Il devra également avoir pris la période minimale obligatoire de son congé initial. Cette durée est fixée à :
Le nouveau congé ne peut donc pas remplacer le congé maternité ou paternité. Il intervient après cette première période.
Le bénéficiaire devra surtout suspendre son activité professionnelle pendant toute la durée indemnisée. Un kiné ne pourra donc pas continuer à recevoir certains patients, conserver quelques domiciles ou maintenir une demi-journée de consultations pendant son congé.
Pour les praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés, le montant de l’indemnité est forfaitaire.
| Période de congé | Indemnité journalière nette en 2026 |
|---|---|
| Premier mois | 43 € par jour |
| Second mois | 36,85 € par jour |
Pour une période de 30 jours, cela représente environ 1 290 euros nets pendant le premier mois, puis 1 105,50 euros nets pendant le second.
Le montant réellement versé dépendra du nombre de jours compris dans la période. Un premier mois de 31 jours donnera, par exemple, droit à 31 indemnités journalières.
Pour percevoir cette indemnisation, le kiné libéral doit cesser complètement son activité. Il ne peut pas la cumuler, sur une même période, avec les indemnités versées au titre d’un congé maternité, paternité ou d’adoption, d’un arrêt maladie ou d’un accident du travail.
Elle n’est pas non plus cumulable, pour une même période, avec certaines prestations telles que la PreParE ou le complément de libre choix du mode de garde pour le même enfant.
L’indemnité constitue un revenu de remplacement, mais elle ne couvre pas nécessairement les recettes habituelles du cabinet. Le loyer, les assurances, les abonnements professionnels, les logiciels et les autres charges fixes peuvent continuer à être dus pendant l’interruption d’activité.

Guide sur les aides financières
Des aides existent pour votre cabinet kiné : le guide gratuit pour savoir lesquelles demander et comment en profiter.
Le dispositif entrera en vigueur le 1er juillet 2026, mais il concernera les enfants nés ou accueillis au foyer à partir du 1er janvier 2026.
Les parents vont pouvoir en bénéficier si leur enfant est né prématurément avant cette date, mais que sa naissance était initialement prévue à partir du 1er janvier 2026.
Pour les enfants nés ou adoptés entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, la période de congé devra commencer dans les neuf mois suivant le 1er juillet 2026.
Pour les enfants nés ou accueillis à partir du 1er juillet, le délai commencera à courir dès la naissance ou l’arrivée de l’enfant au foyer.
Les kinés libéraux devront déposer leur demande sur le téléservice indiqué par l’Assurance Maladie, accessible sur la plateforme demarche.numerique.gouv.fr à compter du 1er juillet 2026.
Le kiné pourra transmettre sa demande jusqu’à la veille du début de son congé. Le formulaire permettra notamment de renseigner la période choisie, la situation professionnelle du bénéficiaire et la date de son dernier jour travaillé.
Le kiné devra également fournir un extrait d’acte de naissance et une attestation de suspension temporaire de son activité professionnelle.
Même si le kiné peut effectuer la démarche jusqu’à la veille de son départ, il vaut mieux préparer son dossier en amont pour vérifier ses droits, réunir les justificatifs nécessaires et organiser le fonctionnement du cabinet.
Un kinésithérapeute libéral peut se faire remplacer pendant son congé de naissance afin d’assurer la continuité des soins.
Le remplacement doit être temporaire et assuré par un masseur-kinésithérapeute inscrit au tableau de l’Ordre. Le titulaire doit informer préalablement son conseil départemental en indiquant l’identité du remplaçant, sa qualité ainsi que les dates et la durée prévues. Le kiné titulaire doit également transmettre le contrat de remplacement à l’Ordre.
Pendant cette période, le titulaire remplacé doit cesser toute activité liée à son exercice et transmettre au remplaçant les informations nécessaires à la continuité des soins.
Il est donc utile d’anticiper la recherche d’un remplaçant, particulièrement dans les territoires où les professionnels disponibles sont peu nombreux. Le contrat devra préciser les dates, les conditions d’utilisation du cabinet, les modalités de rétrocession et l’organisation de la transmission des dossiers.
Un logiciel de gestion comme Milo peut également faciliter cette transition. En centralisant l’agenda, les dossiers patients, les prescriptions, les séances réalisées et les informations de facturation, Milo permet de préparer plus sereinement l’arrivée du remplaçant et de lui transmettre les éléments nécessaires au suivi des patients. Le titulaire conserve ainsi une organisation claire du cabinet, tandis que le remplaçant dispose des informations utiles pour assurer la continuité des prises en charge dans de bonnes conditions.

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