Les kinésithérapeutes, les futurs yeux du dépistage du mélanome ?
9 avril 2025 - Actualités
La réforme des études de santé prévue à la rentrée 2027 modifiera les modalités d’accès aux formations de médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie. Le système actuel du PASS et de la LAS doit être remplacé par une première année organisée selon une architecture commune à l’échelle nationale. Pour les masseurs-kinésithérapeutes déjà installés, cette réforme ne modifiera ni les conditions d’exercice ni les règles d’installation en libéral. Elle concerne principalement le parcours universitaire et la sélection des futurs étudiants avant leur entrée en institut de formation en masso-kinésithérapie, ou IFMK.
En 2026, les études de kinésithérapie sont accessibles après un PASS, une licence avec option accès santé, ou certaines premières années de licence en STAPS, en biologie ou dans le domaine des sciences. Toutes les formations ne donnent cependant pas accès à un IFMK : elles doivent être conventionnées avec un institut précis.
À partir de septembre 2027, le PASS et la LAS doivent laisser place à une licence orientée santé.
Le modèle annoncé concernera les cinq filières MMOPK :
Le Gouvernement présente cette nouvelle organisation comme un moyen d’harmoniser les parcours entre les universités. Il s’agit, à ce stade, d’un objectif annoncé : son application concrète dépendra des futurs textes réglementaires et de l’organisation mise en place par les établissements.
La première année sera organisée autour de trois ensembles d’enseignements représentant au total 60 crédits ECTS.
Cette organisation doit permettre aux étudiants de suivre des enseignements en santé tout en conservant une discipline universitaire complémentaire.
La réforme ne supprimera pas la sélection à l’entrée en IFMK. Les étudiants devront valider séparément le bloc santé et le bloc disciplinaire, avec une note minimale de 10 sur 20 dans chacun des deux blocs.
Le classement reposera sur l’ensemble du parcours académique de l’étudiant. Des épreuves orales pourront également être organisées selon les modalités retenues par chaque université.
Les candidats conserveront deux possibilités de candidature : une première à la fin de la première année et une seconde à la fin de la deuxième année de licence. Le redoublement de la première année sera par ailleurs autorisé une fois, alors qu’un étudiant ne peut actuellement pas redoubler son PASS.
Le dossier gouvernemental précise que la kinésithérapie sera désormais « pleinement intégrée » aux cinq filières MMOPK. Cette formulation concerne avant tout la voie commune d’accès aux études de santé.
Elle ne signifie pas que le statut des masseurs-kinésithérapeutes sera modifié, ni que la profession deviendra une profession médicale. Elle ne signifie pas non plus que la formation dispensée en IFMK sera entièrement réorganisée.
Les documents officiels publiés en avril 2026 portent sur la première année universitaire et sur les modalités de sélection. Ils n’annoncent pas de modification des quatre années de formation suivies ensuite en IFMK.
Dans le cadre actuellement connu, la durée totale des études resterait donc de cinq ans : une année universitaire de sélection, puis quatre années en institut.
Plusieurs éléments restent à préciser avant septembre 2027. Les textes d’application devront notamment détailler les programmes, les critères de classement, les modalités des épreuves orales et l’organisation de la nouvelle licence dans chaque université.
L’avenir exact des accès aujourd’hui proposés par certaines licences STAPS, biologie ou sciences devra également être clarifié.
Par ailleurs, les annonces publiées ne prévoient pas d’augmentation automatique du nombre de places en IFMK. Une modification de la première année ne signifie donc pas nécessairement que davantage d’étudiants seront admis en kinésithérapie.
La sélection restera liée aux capacités d’accueil des instituts et aux places ouvertes dans chaque territoire.
Pour les professionnels déjà en exercice, aucun changement immédiat n’est prévu. La réforme ne modifiera pas la facturation, la convention avec l’Assurance Maladie, les règles de remplacement ou les conditions d’installation.
En conservant l’organisation actuelle du cursus, les étudiants qui intégreront la nouvelle première année en septembre 2027 pourraient obtenir leur diplôme d’État à partir de 2032. Les effets éventuels sur le recrutement de collaborateurs ou de remplaçants ne pourront donc apparaître qu’à moyen terme.
Les étudiants qui commenceront un PASS ou une LAS en septembre 2026 seront concernés par une période de transition vers le nouveau programme à la rentrée suivante. Les modalités détaillées de cette transition devront être communiquées par les universités.
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