Le tableau de l’Ordre des Masseurs-Kinésithérapeutes
7 janvier 2025 - Devenir kiné
En 2025, la réalité du burn-out chez le kiné en libéral n’est plus une ombre discrète dans les cabinets. Elle s’affiche dans les chiffres, s’entend dans les discussions entre confrères, se ressent dans les corps de ceux qui soignent. Si le métier continue d’attirer par sa richesse humaine et sa liberté d’exercice, il expose aussi à une intensité mentale et physique peu régulée. Comment préserver sa vocation sans s’y brûler les ailes ? Peut-on concilier soins de qualité et équilibre personnel ? 👉 C’est tout l’objet de cet article : mettre des mots, des données et des pistes concrètes sur un mal silencieux… pour que chaque kiné en libéral retrouve sa juste place entre performance et préservation de soi 🤍.
Le burn-out chez le kiné en libéral n’est ni une exagération médiatique, ni un phénomène isolé. En 2025, selon une étude de ScienceDirect, 34 % des kinésithérapeutes libéraux présentent des signes de burn-out, dont 13 % à un stade sévère. Ce chiffre a bondi depuis la pandémie de COVID-19, soulignant un mal-être structurel aggravé par les mutations du système de santé .
Déjà en 2020, une autre étude française montrait que 25 % des masseurs-kinésithérapeutes présentaient un risque élevé de burn-out dans au moins une des trois dimensions de l’échelle MBI (Maslach Burn-out Inventory). Ce taux grimpait à 33,9 % pour le sentiment de non-accomplissement personnel. Les kinés exerçant en libéral y étaient plus vulnérables que leurs confrères salariés.
Les causes de cet épuisement sont multiples : cadences de travail intenses, isolement professionnel, pression financière, charge administrative croissante, fracture entre valeurs personnelles et pratiques de terrain. Et tout cela dans un contexte où la profession évolue rapidement : réformes tarifaires, transition numérique, vieillissement de la population, diversification des pratiques, etc.
Dès lors, prévenir le burn-out du kiné libéral devient un enjeu central pour la qualité des soins… et la santé des soignants.
Le burn-out ne surgit pas du jour au lendemain. Il s’inscrit dans un processus évolutif, souvent silencieux, qui mêle fatigue chronique, désengagement progressif et perte de sens.
La grille MBI distingue trois dimensions :
Les signes d’alerte à surveiller chez soi sont souvent banalisés : troubles du sommeil, irritabilité, oublis fréquents, sensation de ne plus “avoir envie d’y aller”, ou encore douleurs physiques persistantes.
En 2025, 7,6 % des kinés libéraux seraient en situation de burn-out complet, c’est-à-dire en souffrance sur les trois dimensions simultanément.
Les facteurs de risque du burn-out chez les kinés libéraux se répartissent en trois grands pôles :
À cela s’ajoute une pression financière croissante, notamment chez les jeunes installés, avec parfois une difficulté à dire non aux demandes des patients ou à poser des limites horaires.
Parmi les stratégies les plus efficaces pour prévenir le burn-out du kiné libéral, la réduction du temps de travail apparaît comme une mesure phare. De nombreux kinés ayant expérimenté la semaine de 4 jours témoignent d’un gain significatif en énergie, en motivation et en qualité relationnelle avec leurs patients.
💡 À La Réunion, la majorité des kinés travaillent déjà 4 jours par semaine, avec des résultats positifs sur leur bien-être.
En 2025, plusieurs cabinets de kinésithérapie en métropole expérimentent aussi ce modèle. Plusieurs enquêtes montrent que près de 22 % des cabinets libéraux ont déjà mis en place une organisation à quatre jours, en particulier chez les jeunes praticiens urbains.
💡 À noter : cette organisation n’est pas réservée aux kinés installés depuis 10 ans. Elle peut s’envisager dès les premières années d’installation, en adaptant son modèle économique.
Un frein majeur au changement de rythme reste la peur de “ne pas boucler son mois”. Pourtant, travailler moins ne signifie pas nécessairement gagner moins, à condition de revoir certains choix de vie et d’organisation.
C’est dans cette logique que Milo propose un suivi clair de votre activité : chiffre d’affaires, actes réalisés, relances à faire… Un vrai cockpit pour piloter son cabinet et ajuster ses choix.
En 2025, le revenu médian d’un kiné libéral titulaire en cabinet est de 3 520 € nets par mois avant impôts, mais avec de fortes disparités selon les zones géographiques et le temps de travail. Cette marge permet souvent d’ajuster son planning sans mettre en péril son équilibre budgétaire.
💡 Un bon indicateur : si une semaine de 4 jours est impossible sans déséquilibre budgétaire, c’est peut-être que votre niveau de vie est supérieur à ce que permet votre activité, et non que le modèle est inadapté.
Trop souvent négligées, les pauses professionnelles sont essentielles pour prévenir le burn-out. Il ne s’agit pas d’un luxe, mais d’un outil thérapeutique personnel.
Ces activités maintiennent l’esprit dans une dynamique de travail. Ce n’est pas une coupure.
Programmez ces moments dans votre agenda comme un patient. Ce sont des rendez-vous avec vous-même.
Enfin, un des leviers de protection les plus puissants contre le burn-out kiné libéral, c’est la capacité d’adaptation. Le libéral offre une liberté : encore faut-il savoir s’en servir.
Face à une charge mentale qui déborde souvent du soin pur, de plus en plus de kinés libéraux choisissent de s’équiper d’outils numériques pour reprendre le contrôle de leur quotidien. C’est précisément ce que propose Milo, une solution conçue pour simplifier la vie des kinés libéraux par des kinés et pour des kinés.
Avec Milo, la facturation devient presque invisible : les actes sont enregistrés en quelques clics, les paiements sont automatisés via des liens envoyés par SMS, et les relances ne sont plus une corvée du dimanche soir. Résultat : plus besoin de sacrifier ses soirées pour faire sa paperasse.
Mais ce n’est pas tout : Milo agit comme un vrai tableau de bord de votre activité. Vous suivez vos revenus en temps réel, visualisez vos zones de rentabilité, et pouvez adapter votre planning ou votre niveau de vie en connaissance de cause. C’est une vraie aide à la décision, essentielle quand on veut réduire son temps de travail ou retrouver un équilibre personnel.
Autre point fort : Milo fonctionne aussi en mobilité, avec un lecteur sans fil et une application mobile. Pour les kinés qui font du domicile, c’est un vrai levier pour fluidifier leur journée… et éviter de “craquer” sous l’effet d’un rythme impossible à tenir.
Vous ne pouvez pas tout changer du jour au lendemain… mais vous pouvez commencer par vous équiper d’un outil qui travaille vraiment pour vous.
Le burn-out du kiné libéral n’est pas une fatalité. Les études le montrent : il est possible de rester en bonne santé mentale et physique tout en exerçant en libéral. À condition d’adopter une approche proactive, centrée sur :
Dans une profession en pleine mutation, préserver votre énergie devient un acte militant. Car un kiné bien dans sa peau, c’est un kiné qui soigne mieux, plus longtemps, et avec plus de plaisir.
Avez-vous déjà fait un burn-out ? Vous êtes en plein burn-out ? Quels sont vos conseils ? Dites-nous en plus dans les commentaires…