Zone sous-dotée kiné VS sur-dotée, où installer son cabinet
Blog Milo Kiné - Kiné par nature
Devenir kiné

Zone sous-dotée kiné : où installer son cabinet kiné en France ?

Pour rééquilibrer l’offre de soins en kinésithérapie, les Agences Régionales de Santé (ARS) ont mis en place un zonage kiné sur l’ensemble du territoire Français avec 5 catégories : les zones très-sous-dotées, les zones sous-dotées, les zones intermédiaires, les zones très-dotées et les zones sur-dotées. Cette cartographie du territoire va fortement influencer votre installation en libéral. Selon la zone vous concernant, vos démarches d’installation ne seront pas les mêmes et vous ne bénéficierez pas des mêmes aides. Et oui, une zone sous-dotée kiné ne va pas avoir les mêmes conditions d’accès au conventionnement qu’une zone sur-dotée ! Dans cet article, nous examinerons les avantages et les défis liés à l’installation dans des zones sous-dotées et sur-dotées, ainsi que les facteurs à prendre en compte lors du choix de votre lieu d’installation en tant que kinésithérapeute ! 

Zone sous-dotée kiné VS sur-dotée

Les zones sous-dotées sont des régions où l’offre de professionnels de santé, tels que les kinésithérapeutes, est insuffisante par rapport à la demande de soins de la population. Cela peut résulter de divers facteurs tels que le vieillissement de la population, l’éloignement géographique, la difficulté d’accès aux services de santé ou le manque d’infrastructures médicales adéquates. En raison de cette pénurie, les habitants de ces zones peuvent rencontrer des difficultés à accéder aux services de kinésithérapie et à recevoir les soins dont ils ont besoin. 

Les zones sur-dotées sont des régions où l’offre de soins en kinésithérapie dépasse la demande de soins de la population. Ces zones sont généralement caractérisées par une densité élevée de professionnels de santé par rapport au nombre d’habitants. La surpopulation de masseurs-kinésithérapeutes peut entraîner une concurrence accrue entre les praticiens pour attirer les patients et peut également conduire à une saturation du marché. Il peut alors être plus difficile pour les kinésithérapeutes de développer leur patientèle ou trouver des opportunités de remplacement kiné.

L’avenant conventionnel entre les masseurs-kinésithérapeutes et la CPAM a été adopté après une concertation approfondie. Cet avenant prévoit des engagements mutuels pour améliorer l’accessibilité des soins en kinésithérapie. Ainsi, une installation facilitée des kinésithérapeutes libéraux est prévue dans les bassins de vie où la démographie médicale est déficitaire.

Comment savoir si une zone est sur-dotée ou sous-dotée ?

Le nouveau zonage des masseurs-kinésithérapeutes, mis en place dans le cadre du décret récemment adopté, vise à établir des catégories de zones afin d’optimiser l’accessibilité potentielle localisée aux soins kinésithérapiques. Cette méthodologie repose sur des indicateurs de moyenne distance, intégrant des données régionales spécifiques telles que la réhabilitation respiratoire, la kinésithérapie périnéosphinctérienne, la rééducation vestibulaire, la kinésithérapie pédiatrique ou encore la rééducation maxillo-faciale. 

Cette méthodologie de zonage kiné vise à favoriser une répartition équilibrée des professionnels de santé, notamment, les départements de l’Yonne, de la Haute-Saône et du Jura qui sont particulièrement concernés par ces nouvelles dispositions, visant à favoriser l’adaptation régionale des pratiques des kinésithérapeutes libéraux.

Depuis 2022, toutes les régions de France sont soumises au dispositif de régulation de l’activité en kinésithérapie. Il est donc maintenant possible de se renseigner avant de s’installer quelque part.  

Le CACMK a élaboré un arrêté instaurant le « rezone kiné », qui classe les communes en fonction de leur besoin en kinésithérapeutes. Des indicateurs spécifiques, tels que l’indicateur d’accessibilité potentielle localisée, sont utilisés pour évaluer la situation des zones et accorder des dérogations et des exonérations fiscales. Le directeur général de l’URPS veille à la bonne mise en œuvre de cet avenant, en collaboration avec les kinésithérapeutes et leurs collaborateurs, tout en respectant la situation juridique personnelle de chacun.

La notification des zones définies dans ce zonage kiné est essentielle pour assurer la répartition équilibrée des professionnels de santé et garantir une offre de soins de qualité sur l’ensemble du territoire.

Pour se renseigner sur le zonage kiné 2024 d’une région, il y a plusieurs possibilités :  

  • Le site de Rezone: un outil d’aide à l’installation mis en place par ‘l’Assurance Maladie depuis le site ameli. Il permet d’obtenir différents paramètres importants à savoir avant de s’installer en tant que kiné. Par exemple la démographie, la patientèle et les activités que l’on appelle les TVS (les territoires, Vie et Santé) et qui varient en fonction de la région dans laquelle vous souhaitez vous installer.
  • L’outil Cartosantéqui donne un aperçu plus global du zonage en France. Si vous n’avez pas encore d’idée précise de la région dans laquelle vous souhaitez vous installer, cet outil peut vous être très utile !

Ces deux sites sont très régulièrement actualisés, les informations contenues dessus sont donc les plus fiables que vous puissiez trouver. 

Les facteurs à prendre en compte avant de s’installer 

Lors de votre installation en tant que kinésithérapeute en France, il est primordial que vous ayez une véritable réflexion sur l’emplacement de votre futur cabinet kiné !

Étudier la demande de soins

Dans un premier temps, commencez par étudier la demande de soins potentielle dans la région. Une zone avec une population vieillissante ou des besoins spécifiques peut offrir de bonnes perspectives professionnelles. Afin de se faire une place, et pouvoir étudier la demande potentielle, il peut être intéressant de s’intéresser aux opportunités professionnelles. Pour cela, renseignez-vous auprès des établissements de santé, des centres de rééducation, des clubs sportifs ou des structures spécialisées qui pourraient offrir des opportunités d’emploi ou de collaboration. Il est possible d’obtenir ces informations auprès des organisations professionnelles, des organismes de santé publique ou des registres locaux des professionnels de santé.  

Faire une étude de marché

Ensuite, prenez le temps de réaliser une étude de marché complète. Cet outil vous permettra de connaître le marché en fonction de votre spécialité et d’évaluer les risques pour mieux les éviter et/ou les maîtriser. Analysez également la « concurrence » dans la région souhaitée ! La concurrence, un facteur très important à prendre en compte. S’installer sans avoir recherché des informations sur le nombre de kinésithérapeutes déjà présents dans la région visée peut rendre plus difficile l’établissement d’une patientèle solide en cas de concurrence élevée. 

Tenir compte des aspects personnels

Évidemment, tenez compte des aspects personnels tels que la qualité de l’éducation et des services publics, ainsi que les possibilités de loisirs dans la région choisie. Ils vous permettront d’avoir une certaine qualité de vie et d’être épanoui dans votre travail également !

Qu’en est-il des aides à l’installation pour les kinésithérapeutes ?  

En France, en tant que kinésithérapeute travaillant dans une zone sous-dotée ou sur-dotée, il existe différents dispositifs et programmes mis en place par les autorités publiques. Ceci étant pour soutenir les professionnels de santé et favoriser une répartition équitable des soins. Voici une liste des principales aides disponibles !

Les aides à l’installation dans une zone sous-dotée kiné : 

Le Contrat d’engagement de service public (CESP) est un dispositif qui permet aux kinésithérapeutes de bénéficier d’une aide financière en échange de leur engagement à exercer dans une zone sous-dotée pendant une durée déterminée. Cette aide peut prendre la forme d’une allocation mensuelle pendant la période d’engagement. 

Certains départements ou régions proposent également des allocations d’installation destinées à soutenir les kinésithérapeutes qui s’installent dans des zones sous-dotées. Ces allocations peuvent être accordées sous forme de subvention pour aider à couvrir les frais liés à l’installation du cabinet ou à l’acquisition de matériel. 

Des aides spécifiques peuvent être proposées pour soutenir les kinésithérapeutes dans l’installation de leur cabinet dans les zones sous-dotées. Cela peut inclure la mise à disposition de locaux à des tarifs préférentiels, des facilités pour l’achat d’équipements ou des remises sur les charges professionnelles. 

Enfin, dans certaines zones sous-dotées, des dispositifs d’exonération fiscale peuvent être mis en place pour encourager l’installation des kinésithérapeutes. Cela peut prendre la forme d’une réduction des impôts sur le revenu ou de la taxe professionnelle. 

Les aides à l’installation dans une zone sur-dotée kiné : 

Dans les zones sur-dotées où la concurrence est élevée, des aides peuvent être proposées pour soutenir les kinésithérapeutes dans la diversification de leur activité. Cela peut inclure des formations spécialisées pour développer de nouvelles compétences ou des aides financières pour soutenir la mise en place de services complémentaires. 

Les kinésithérapeutes exerçant dans les zones sur-dotées ont accès aux mêmes dispositifs de formation continue que leurs homologues dans d’autres régions. Cela leur permet de développer leurs compétences et de rester à jour dans les avancées de leur domaine. 

Pour les kinésithérapeutes qui souhaitent se reconvertir ou changer de région, des aides à la mobilité professionnelle peuvent également être proposées. Cela peut inclure des dispositifs d’accompagnement, des aides financières pour la recherche d’emploi ou la reconnaissance des qualifications dans une nouvelle région.

Pour finir, il est important de noter que les aides spécifiques peuvent varier d’une région à l’autre et être soumises à des critères d’éligibilité spécifiques. Il est recommandé de se renseigner auprès des organismes locaux, des syndicats professionnels ou des autorités de santé comme l’Agence régionale de santé (ARS) pour obtenir les informations les plus à jour et précises sur les aides disponibles dans une zone donnée.

S’abonner
Notification pour
guest
2 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
Cecile
Cecile
11 mois il y a

Bonjour!
Vous dites que des aides peuvent être alloués aux kines dans les zones sur-dotes pour se former à des spécialités « en manque »… vers qui se renseigner pour ces aides? D’avance merci!

Cloé PRUNIER
Administrateur
11 mois il y a
Répondre à  Cecile

Bonjour Cécile, pour obtenir un formulaire d’adhésion au contrat incitatif masseur-kinésithérapeute, contactez directement votre caisse d’assurance maladie depuis votre compte Amelipro 🙂 Bien à vous, Cloé

Logiciel kiné Milo : aide à la cotation et homologation avenant 7

Ne passez pas à côté de ...

Mes premiers pas en tant que kiné libéral : Rencontre avec Stella, masseur-kiné depuis juin 2023

France, Espagne, Belgique : où faire ses études de kiné en 2024 ?

Reconversion : de sportif de haut niveau à kinésithérapeute du sport !