Comment les données patients peuvent (vraiment) améliorer vos soins en 2026 ?
2 octobre 2025 - Gestion de cabinet
Un patient a commencé ses séances de rééducation chez un masseur-kinésithérapeute mais souhaite poursuivre son traitement dans un autre cabinet. Une question se pose alors immédiatement : peut-on changer de kiné avec la même ordonnance, ou faut-il obligatoirement retourner chez son médecin pour obtenir une nouvelle prescription ? En 2026, la réponse est claire : oui, un patient peut changer de kiné avec la même ordonnance, dès lors qu’il poursuit la prise en charge correspondant à la prescription initiale. Le Code de la santé publique garantit le libre choix du professionnel de santé. Toutefois, changer de praticien ne remet pas la prise en charge à zéro : le nouveau kiné doit tenir compte des séances déjà réalisées et conduire sa propre évaluation clinique.
Un patient n’est pas obligé de poursuivre toute sa rééducation auprès du professionnel qui a commencé les soins. L’article R.4321-57 du Code de la santé publique prévoit que le masseur-kinésithérapeute doit respecter le droit de toute personne de choisir librement son kiné et lui faciliter l’exercice de ce droit.
Le Code de déontologie envisage également directement le changement de praticien : l’article R.4321-101 impose au nouveau masseur-kinésithérapeute de respecter le libre choix d’un patient qui souhaite poursuivre ses soins auprès d’un autre confrère. Le patient peut donc changer de kiné pour de nombreuses raisons : déménagement, horaires, proximité du cabinet, recherche d’une prise en charge particulière ou simplement préférence personnelle.
Non, pas uniquement parce que le patient change de kiné. L’Assurance Maladie confirme qu’un patient peut changer de praticien alors que ses soins ont déjà commencé et poursuivre sa prise en charge avec la prescription initiale. En pratique, l’ancien kiné doit permettre au patient de récupérer son ordonnance lorsqu’il en détient l’original, en indiquant le nombre de séances déjà effectuées.
Une nouvelle prescription peut en revanche devenir nécessaire si l’état clinique du patient a évolué, si la pathologie prise en charge n’est plus celle prévue initialement ou si la prescription n’est plus adaptée à la situation.
C’est un point essentiel. Supposons qu’une ordonnance prévoie 20 séances de kinésithérapie et que le patient en ait déjà effectué 7 dans un premier cabinet. Le fait de changer de kiné ne lui ouvre pas droit à 20 nouvelles séances.
Dans cet exemple, jusqu’à 13 séances peuvent encore être réalisées dans le cadre de la prescription initiale, sous réserve de l’évolution clinique du patient et des règles conventionnelles applicables.
Lorsqu’un nombre de séances est explicitement indiqué sur la prescription, les actes déjà réalisés doivent donc être pris en compte par le nouveau cabinet.
Toutes les prescriptions de kinésithérapie ne comportent pas nécessairement un nombre précis de séances. Dans cette situation, ce n’est pas le changement de professionnel qui détermine la durée du traitement. Le masseur-kinésithérapeute adapte sa prise en charge en fonction de son évaluation clinique et du bilan diagnostic kinésithérapique.
L’Assurance Maladie rappelle que le BDK est obligatoire pour tout traitement thérapeutique et qu’il permet notamment de déterminer les objectifs de soins et le plan de traitement. Le principe reste donc le même : changer de kiné ne signifie pas recommencer une prise en charge depuis le début.

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En savoir plus sur le suivi patientLorsqu’un patient arrive dans votre cabinet avec une ordonnance déjà utilisée chez un confrère, quelques vérifications permettent de sécuriser la reprise du traitement.
Commencez par vérifier :
Cette vérification est notamment importante pour éviter les erreurs de facturation ou une mauvaise comptabilisation des séances.
Avec l’accord du patient, les professionnels peuvent échanger les informations nécessaires à la continuité des soins. Le précédent kiné peut notamment transmettre des éléments concernant le bilan réalisé, l’évolution du patient, les objectifs thérapeutiques ou certaines précautions identifiées au cours des premières séances. Cela ne signifie pas pour autant que le nouveau praticien reprend automatiquement le dossier ou le protocole de son confrère.
Même si plusieurs séances ont déjà été réalisées, le nouveau kiné reste responsable de ses décisions thérapeutiques. Il doit donc réévaluer la situation du patient et déterminer si les objectifs et le plan de traitement restent adaptés. Un patient reçu après dix séances chez un confrère ne doit pas simplement être considéré comme arrivant pour sa « onzième séance ». Son état clinique peut avoir évolué depuis le début de sa rééducation.
Le libre choix du professionnel continue de s’appliquer après un premier changement. Un patient peut donc, en principe, être amené à consulter plusieurs kinés au cours d’une même prise en charge.
Mais là encore, chaque changement ne crée pas une nouvelle ordonnance ni une nouvelle série de séances. L’historique des soins doit être conservé et les séances déjà réalisées restent prises en compte.
Cette règle est particulièrement importante lorsque la prescription fixe un nombre précis de séances ou que des règles conventionnelles particulières encadrent la pathologie concernée.
Oui. Le libre choix du professionnel s’applique également dans les cabinets où plusieurs masseurs-kinésithérapeutes exercent ensemble. Un patient peut ainsi demander à poursuivre ses soins avec un autre kiné du cabinet, sous réserve que celui-ci puisse accepter la prise en charge.
Dans ce cas, la circulation des informations est généralement plus simple, mais chaque professionnel reste responsable de ses propres actes et de ses décisions thérapeutiques.
Et vous, lorsqu’un patient arrive dans votre cabinet avec une ordonnance déjà commencée chez un confrère, quelles informations demandez-vous systématiquement avant de poursuivre sa prise en charge ?
30 mars 2023 - Gestion de cabinet